Trois pays sur quatre réclament un nouveau traité pour éliminer les armes nucléaires, selon une nouvelle étude
GENEVE, Suisse, le 15 Janvier, 2012 - Les trois-quarts des nations du monde soutiennent la proposition du Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki-moon pour un traité visant à interdire et éliminer les armes nucléaires, selon une étude publiée aujourd'hui par la Campagne Internationale pour l'Abolition des Armes Nucléaires (ICAN). Sur les 146 pays à avoir déclaré leur volonté de négocier un nouveau pacte de désarmement mondial, quatre conservent des arsenaux nucléaires: la Chine, l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord.
Le rapport intervient une semaine après que le compte à rebours de la Doomsday Clock (L’horloge de l’Apocalypse) du Bulletin of the Atomic Scientists a été avancé d’une minute de l’heure fatidique de minuit, au vu de l’accroissement des dangers nucléaires dans le monde et l’absence de progrès dans le sens de l'abolition du nucléaire. "La grande majorité des nations croit qu'il est temps d'interdire les armes nucléaires de la même manière que les armes biologiques et chimiques ont été interdits", a déclaré Tim Wright, militant ICAN et auteur de l'étude.
"Le désarmement nucléaire ne peut pas continuer à un rythme d'escargot, si nous voulons prévenir la propagation et l'utilisation des armes nucléaires. Il doit être accéléré, et la meilleure façon d'y parvenir est par un traité de désarmement nucléaire global avec des échéanciers et des repères pour éliminer les stocks d'armes nucléaires ", déclare Tim Wright. "Ce doit être le prochain grand objectif de négociation de la communauté internationale."
En Novembre dernier, la Croix Rouge Internationale et le Croissant-Rouge -qui compte près de 100 millions de membres et bénévoles du monde entier- a adopté une résolution historique soulignant les dangers humanitaires des armes nucléaires et appelant les gouvernements à «poursuivre de bonne foi et à conclure des négociations avec urgence et détermination pour interdire l'utilisation et éliminer complètement les armes nucléaires par un accord international juridiquement contraignant".
Le soutien à un traité visant à abolir les armes nucléaires a considérablement augmenté depuis 2008, lorsque le Secrétaire général a fait d’un tel traité la pièce maîtresse de son plan d'action de désarmement nucléaire. Lors de la conférence d'examen de mai 2010 d’un traité de non-prolifération nucléaire bien mal en point, deux références à une convention d'armes nucléaires ont pu apparaitre dans le document final, malgré les vives protestations de quelques nations possédant l'arme nucléaire.
Arielle Denis, responsable du bureau ICAN de Genève pour l’Europe, le Moyen Orient et l’Afrique, estime que les gouvernements ont un mandat populaire clair visant à interdire les armes nucléaires. "A travers le monde, même dans les nations qui possèdent un vaste arsenal nucléaire, les sondages d'opinion montrent qu'une majorité de citoyens appuient l'élimination de ces armes immorales, inhumaines et illégales. Les gens pensent que le moment est venu pour leurs dirigeants de se débarrasser de l'ombre de la menace nucléaire ", a-t-elle dit.
L'étude d'ICAN montre que toutes les nations d’Amérique latine, des Caraïbes et d'Afrique se prononcent en faveur d’un traité interdisant les armes nucléaires, de même que la plupart des nations de l'Asie, du Pacifique et du Moyen-Orient. Le soutien est plus faible en Europe et en Amérique du Nord, en particulier parmi les membres de l'alliance nucléaire de l'OTAN. Les nations qui appuient l'interdiction sur les armes nucléaires représentent environ 81% de la population mondiale. Seuls 26 pays sont opposés à un tel traité, et 22 d’entre eux sont plutôt hésitants, d’après l'étude.
Traduction Roland Gardien (Le Mouvement de la Paix)
Contacts :
Genève : Arielle DENIS +41 229 197 080
Paris : Pierre VILLARD +33 6 82 92 29 46
Une avancée historique vers l'abolition
GENÈVE 27 Novembre 2011 - Le Conseil des Délégués de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge venus du monde entier a approuvé hier une Résolution historique appelant à l'élimination totale des armes nucléaires et affirmant sa détermination à s'engager en faveur de cet objectif de sécurité commune. La plus importante organisation humanitaire au monde, qui regroupe 97 millions d’hommes et de femmes indique son inquiétude croissante concernant les conséquences humanitaires que fait peser la dépendance persistante aux armes nucléaires au 21e siècle. La Résolution affirme que les Délégués sont "profondément préoccupés par la puissance destructrice des armes nucléaires, les indicibles souffrances humaines qu'elles provoquent, la difficulté de contrôler leurs effets dans l'espace et le temps, la menace qu'elles représentent pour l'environnement et les générations futures et les risques d'escalade qu'elles créent".
Cette Résolution novatrice, qui marque le regain d'inquiétude générale à propos des conséquences humanitaires catastrophiques de l'utilisation des armes nucléaires, intervient 66 ans après l'utilisation des armes atomiques sur les villes japonaises d'Hiroshima et de Nagasaki. Les médecins de la Croix Rouge avaient aidé les survivants dans ces villes dévastées et leurs rapports terrifiants avaient incité la Croix-Rouge à lancer alors le premier appel pour interdire les armes nucléaires.
L'initiative d'hier prise par le Conseil des Délégués de la Croix-Rouge et des Sociétés du Croissant-Rouge en faveur de l'élimination des armes nucléaires a été bien accueillie par la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), qui représente plus de 200 organisations non gouvernementales préconisant l'interdiction des armes nucléaires.
«C'est un événement très important", a déclaré Arielle Denis, responsable de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN) en Europe. «C'est la reconnaissance que le désarmement nucléaire est aussi un impératif humanitaire et que toute utilisation d'armes nucléaires causeraient des dommages absolument inacceptables ».
La Résolution de la Croix-Rouge soulève pour la première fois de profondes inquiétudes quant aux «conséquences qu'auraient toute utilisation d'armes nucléaires sur l'assistance humanitaire et la production alimentaire dans de vastes zones du monde". Ces inquiétudes sont confirmées par de nouvelles études qui montrent que si seulement 0,4 % des arsenaux du monde explosaient, lors d'une guerre régionale limitée, les nuages de poussières radioactives envoyés dans l'atmosphère provoqueraient un brusque changement climatique, une refroidissement global très brutal entrainant l'effondrement des productions agricoles, la famine mondiale, des épidémies et des millions de morts supplémentaires.
«Ce vote historique est un pas de géant vers l'abolition de toutes les armes nucléaires», a commenté le Dr Ira Helfand, Vice-Président de Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW), un des membres fondateurs d'ICAN: "La Croix-Rouge et le Croissant-Rouge sont particulièrement bien placés pour éduquer le public sur les dangers d'une guerre nucléaire afin que les gens prennent la mesure de la catastrophe humanitaire qui suivrait l'utilisation même limitée de ces armes. "
Il y a plus d'un an, s'adressant à des diplomates au siège de la Croix Rouge (CICR) à Genève, le président du CICR, M. Jakob Kellenberger, avait déclaré que "les nations ont une occasion historique et sans précédent de mettre fin à l'ère des armes nucléaires ". Aujourd'hui, l'adoption de cette Résolution et les préoccupations qu'elle soulève confirment que le monde ne peut pas se permettre d'attendre.
Comme l'a noté la Présidente d'ICAN pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient, le Dr Rebecca Johnson: «La question n'est pas de savoir "si" les armes nucléaires seront interdites, mais "quand"! Les dangers d'un déclenchement volontaire ou accidentel d'une attaque nucléaire augmentent chaque jour, les gouvernements doivent engager des négociations pour une interdiction des armes nucléaires de toute urgence. Nous ne pouvons pas continuer à laisser les États dotés d'armes nucléaires mettre sans cesse des obstacles au désarmement, alors qu'un nombre croissant de pays comme la Corée du Nord et l'Iran cherchent à se doter de capacités nucléaires. "
Pour des entretiens avec:
Arielle Denis, responsable de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN) pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient.
Dr Ira Helfand, Vice-Président, Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW)
Dr Rebecca Johnson, président d'ICAN pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient
Contacter Daniela Varano, Coordonnatrice de communication d'ICAN
+41-078-7262645/ email: danielaicanw.org
Samedi 25 juin 2011 :
Journée internationale pour l'abolition des armes nucléaires
Manifestation Samedi 25 juin 2011 - Non aux armes nucléaires !
14h-18h, Parvis des droits de l'Homme, Place du Trocadéro, Paris : Télécharger le tract (pdf)
Un contre-sommet nucléairele samedi 25 juin 2011 de 14h à 18h Palais de Chaillot, terrasse du Parvis des Droits de l'Homme - Trocadéro, Paris
Pourquoi s'opposer aux armes nucléaires ? Pourquoi des personnalités étrangères vont venir à cette tribune ? Pourquoi, nous la société civile nous nous exprimerons avec spectacles et musique ?
Réponse : les dirigeants des 5 pays nucléaires, la France, l'Angleterre, les États-Unis, la Russie et la Chine viennent à Paris pour discuter... et étudier comment continuer à conserver leurs arsenaux tout en expliquant qu'ils sont contre la prolifération nucléaire.
Avant qu'ils commencent nous voulons dire : non!
Non aux armes nucléaires de l'OTAN en Italie, en Allemagne, aux Pays-bas, en Belgique, en Turquie !
Non aux armes nucléaires françaises et anglaises !
Il existe une Convention d'élimination des armes nucléaires votée à l'ONU par 125 pays et la France et l'Angleterre ont voté contre. C'est inadmissible !
Le samedi 25 juin après-midi au Trocadéro, vous pourrez entendre ces représentants étrangers de la société civile qui dénoncent les armes nucléaires dans leurs pays. Vous pourrez rencontrer les ONG françaises qui luttent contre les armes nucléaires. Vous pourrez assister aux spectacles et écouter les musiciens. Votre présence sera un soutien important et une expression simple de votre opposition aux armes nucléaires.
Introduction : Dominique Lalanne.
Les personnalités étrangères suivantes seront présentes:
Susi Snyder, Pax Christi Hollande
Reiner Braun, Directeur de programme du Réseau international des scientifiques, Allemagne
Kate Hudson, présidente de Campaign for Nuclear Disarmament, Royaume uni
Peter Nicholls, président de Abolition2000-Royaume Uni
George Farebrother, World Court Project
Alyn Ware, secrétaire général du Réseau des parlementaires pour le désarmement nucléaire
John Burroughs, Président du Comité des juristes sur le nucléaire, USA
Kirsten Kierulf Strømme, Médecins pour la prévention de la guerre nucléaire, Norvège
Arielle Denis, Campagne internationale pour abolir l'arme nucléaire, ICAN-Europe
Robert Frye Réalisateur US, Franck Jakson (Royaume-Uni), Pat Allen, (Royaume-Uni), Giorgio Alba (Italie)
Les associations qui vous invitent sont celles de la Campagne internationale pour abolir l'arme nucléaire (ICAN) :
ACDN, CDRPC, Américains contre la Guerre, Appel des Cent pour la Paix, Armes nucléaires STOP, ATTAC, Association des libres Penseurs de France, AMFPGN, AFPS, ANCAC, ARAC, CNID, CGT, Confédération Paysanne, CANVA, Coordination nationale "Justice, Paix, Intégrité de la création", Droit Solidarité, Enjeu - les Pionniers de France, Enseignants pour la Paix, Fédération Espérantiste du Travail, FNTE-GCT, FSU, Femmes Solidaires , Forum Plutonium, Greenpeace France, IDRP , Institut Hiroshima Nagasaki, La Fondation Copernic, Les Alternatifs, Les Verts, LDH, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix, Maison de Vigilance, Mouvement de la Paix, MPEP, MRAP, MJCF, MOC, MIR, MNLE, MDLP, MAN, Observatoire des armes nucléaires françaises, PCF, Pax Christi France, RITIMI, Réseau féministe Rupture, Réseau Sortir du Nucléaire, SNES-FSU, SNESup-FSU, SNCS-FSU, SNTRS-CGT, Union nationale peuple et culture, UBSAC-CGT, ATMF
Abolition 2000-Europe invite tous les participants Dimanche 26 juin 2011 -
9h-13h,
au CEDETIM, 21ter rue Voltaire, Paris 11ème
Conférence internationale pour l'Abolition des armes nucléaires
Susi Snyder présentera son rapport sur les armes tactiques américaines en Europe localisées sur les Bases de l'OTAN. Ce rapport sera suivi d'un débat sur le rôle des armes tactiques actuelles, en particulier le rôle de la Force aéroportée française (rôle de "frappes d'avertissement") et avec en préoccupation de créer une convergence des luttes contre les armes nucléaires en Europe.
Les débats seront bilingues français-anglais
Programme:
9:00 Présentation et accueil
9:15 Introduction par Dominique Lalanne
9:30 Withdrawal issues : Susi Snyder, le rapport d'expertise de Pax Christi
10:15 Discussion générale avec présentation de Reiner Braun sur la situation des armes de l'OTAN en Allemagne, Giorgio Alba pour les armes en Italie suivie d'un débat général sur les armes de l'OTAN
11:15 Les Etats nucléaires européens avec Kate Hudson et Jean-Marie Collin (sous réserve de disponibilité) : les perspectives des Etats nucléaires pour le long terme avec l'accord France-Royaume-Uni
Débat général : quelle stratégie souhaitée pour ICAN-Europe ?
12:40 Conclusions rassemblées par Arielle Denis
13:00 Clôture
Déclaration du collectif ICAN-France
A l’occasion de la Journée mondiale pour l’abolition de l’arme nucléaire - 5 juin 2010
Aujourd’hui, 5 juin 2010, Journée internationale du Désarmement nucléaire, les organisations françaises de la campagne ICAN (International Campaign for Abolition of Nuclear Weapon) font le bilan de la Conférence d'examen du Traité de non-prolifération (TNP) qui s'est tenue à l'ONU en mai 2010.
Il est à noter en premier lieu la présence très importante des ONG pendant la Conférence, et saluer les fortes délégations japonaise (1600 personnes) et française (250 personnes) qui ont montré avec force les exigences de la société civile mondiale et influé par leur présence sur l’atmosphère de la Conférence.
La Conférence d'examen du TNP, après quatre semaines de travail, a abouti à un consensus indiquant que le désarmement nucléaire est toujours d'actualité.
Les engagements de 2000 en matière de désarmement nucléaire sont réaffirmés, notamment "l'engagement sans équivoque" d'éliminer les armes nucléaires. Mais les "P4" (France, Royaume-Uni, Russie, USA) ont réussi à éliminer toute référence directe à un calendrier d'élimination, elles devront rendre compte en 2014 de leurs efforts (Action 5). La Conférence affirme dans son consensus que "le secrétaire général des Nations unies a proposé de considérer des négociations sur une Convention d'élimination des armes nucléaires". La proposition d’une Convention d'élimination est actuellement soutenue par une majorité d’Etats mais par un seul État nucléaire : la Chine.
Il est à regretter que la vision du président Obama développée à Prague l'année dernière d'un "monde libéré des armes nucléaires", les propositions de très nombreux pays et de la quasi-totalité de la société civile mondiale n'aient pas été suivies de décisions courageuses.
La Conférence "reconnaît l'intérêt légitime des pays non-nucléaires pour arrêter les programmes de modernisation des armes nucléaires des pays dotés". Sans toutefois demander explicitement l'arrêt de ces programmes. De même pour l'état d'alerte qui prévoit, comme lors de la guerre froide, de déclencher un tir nucléaire lors de l'arrivée d'un missile non-identifié et ceci en 30 minutes : la Conférence "reconnaît l'intérêt légitime de réduire le niveau d'alerte".
Dans les aspects positifs du document final, il n'était pas superflu de réaffirmer l'engagement des pays nucléaires à respecter les principes de "transparence, de vérification et d'irréversibilité des mesures de désarmement".
Une autre mention à saluer est l'affirmation que "l'utilisation d'une arme nucléaire aurait de telles conséquences de catastrophe humanitaire" que les États doivent, quelques soient les conditions, respecter "les lois internationales, y compris les lois du droit humanitaire international". Cette affirmation implique donc l'illégalité de l'utilisation de l'arme nucléaire quelques soient les circonstances et complète utilement la décision de la Cour internationale de justice en 1996.
La convocation d'une Conférence en 2012 sur l'élimination des armes nucléaires au Moyen-Orient avec la nomination d'un "facilitateur" correspond à la seule décision qui précise explicitement une date d'échéance. Cette décision mérite d'être saluée.
En conclusion, les associations de la campagne ICAN en France, se réjouissent que le sujet du désarmement nucléaire reste à l'ordre du jour mais déplore l'attitude négative des pays nucléaires qui refusent de remettre en cause leurs arsenaux et d'envisager un monde "libéré des armes nucléaires" dans un avenir prévisible.
L'épée de Damoclès sur notre planète reste menaçante et une nouvelle conception de la sécurité doit être au plus vite envisagée.
Elles considèrent qu’il est de la responsabilité de la société civile de faire entendre plus fortement la voix des citoyens en France, en Europe et dans le Monde, en particulier concernant l’exigence d'une Convention d'élimination des armes nucléaires, demande votée en Assemblée générale de l'ONU et réitérée par Ban Ki-Moon lors de cette Conférence d'examen.
Nous appelons la société civile à imposer au plus vite un débat national et international sur ce sujet.
* Appel des Cent pour la Paix
* Armes nucléaires STOP
* Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire
* Association Républicaine des Anciens Combattants
* ATTAC
* COT 81
* Institut de Documentation et de Recherche pour la Paix
* Le Mouvement de la Paix
* M'pep
* Pax Christi
* Parti Communiste Français
* Réseau franciscain Gubbio
* Union Pacifiste de France
Collectif ICAN-France
MAISON DE LA PAIX 9, rue Dulcie September – 93400 Saint-Ouen
Tel : 01 40 12 09 12 - Fax : 01 40 11 57 87 - Site web : www.icanfrance.org
Pierre Villard sur Radio Alpes 1 le 21 avril 2010 (3mn10)
Désarmement nucléaire :
250 citoyens français traversent l'atlantique !
Conférence d'examen du Traité de non-prolifération nucléaire
(ONU- New York - Mai 2010)
Le 29 avril prochain, 250 citoyens de France traverseront l’Atlantique pour la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire au siège de l’ONU à New-York.
Représentative d’une trentaine de départements, la délégation française entend avec des ONG du monde entier qui agissent pour l’élimination des armes nucléaires, demander des comptes aux gouvernements sur les engagements pris depuis plus de 40 ans pour le désarmement nucléaire. Ils travailleront à l’élaboration de propositions concrètes pour l’élimination des armes nucléaires en s’appuyant sur le fait que leur abolition constitue une obligation juridique posée par le droit international.
APPEL de PERSONNALITES Rendu public le samedi 23 janvier 2010 au Café du Croissant
A 100 jours de l'ouverture de la Conférence d'examen du Traité de
non-prolifération nucléaire, au moment où la France s'apprête à tester en
conditions réelles le missile M51, 94 personnalités lancent un appel pour
que la France s'engage dans de nouvelles mesures de désarmement nucléaire
et soutienne à l'ONU le modèle de convention d'élimination des armes
nucléaires.
LE DESARMEMENT NUCLEAIRE, C’EST URGENT AUSSI POUR LA FRANCE !
APPEL POUR QUE LA FRANCE S'ENGAGE PAR DE NOUVELLES MESURES
DANS UN PROCESSUS DE DESARMEMENT NUCLEAIRE MULTILATERAL
Le désarmement nucléaire est à l'ordre du jour. Barack Obama a annoncé cet objectif pour les Etats-Unis. La communauté internationale s'est montrée intéressée lors de la réunion du Traité de non-prolifération en mai 2009 à l'ONU et la résolution du Conseil de Sécurité du 24 septembre 2009, votée à l'unanimité, en fixe l'objectif. Les prochaines échéances devraient marquer des étapes décisives: en décembre 2009, les Etats-Unis et la Russie devaient renouveler le traité START de diminution des stocks de missiles et de têtes nucléaires, en mai 2010, le Traité de non-prolifération tiendra sa Conférence d'examen pour décider de nouvelles mesures de désarmement nucléaire.
Paradoxalement, la France se montre timorée pour envisager de nouvelles mesures de désarmement nucléaire. Après avoir fermé son site d'essais nucléaires de Moruroa et ses sites de production de matières fissiles et après la réduction d'un tiers de sa force aéroportée, la France semble dans une position d'immobilisme. Nous nous sommes félicités des mesures de désarmement nucléaire unilatéral. Nous appelons la France à prendre de nouvelles mesures de désarmement nucléaire, pour que notre pays prenne une place primordiale dans le concert des nations et trouve ainsi une nouvelle crédibilité.
La situation mondiale actuelle est toujours dominée par les conceptions stratégiques issues de la guerre froide, fondées sur la possibilité d'une frappe nucléaire quasi-immédiate. Les arsenaux américains et russes demeurent prêts à déclencher une apocalypse nucléaire en quelques minutes. La France doit prendre une initiative pour dénoncer cette situation inadmissible. Les milliers d'armes nucléaires dont disposent actuellement les Etats-Unis et la Russie n'assurent en rien la sécurité des citoyens de ces deux pays, mais compromettent la sécurité du monde.
La communauté internationale a voté en assemblée générale de l'ONU le souhait d'une Convention d'élimination des armes nucléaires qui en préciserait les étapes et les dates butoirs. Lors d'un vote intervenu le 26 avril 2009, le Parlement européen a affirmé souhaiter une telle convention, en vue d'une élimination totale des armes nucléaires en 2020, comme le demande le maire d'Hiroshima. La France doit soutenir ce projet de convention d'élimination totale des armes nucléaires, qui démontrera qu'une autre conception de la sécurité peut être élaborée sans recours à l'arme nucléaire.
Nous appelons la France à engager de nouvelles mesures de désarmement nucléaire. En donnant ainsi l'exemple, la France aura toute crédibilité pour proposer à la communauté internationale une conception de la sécurité dans un "monde libéré des armes nucléaires" (1)
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(1) Selon le président des Etats-Unis.
LISTE DES SIGNATAIRES AU 23 JANVIER 2010
Raymond Aubrac (Ancien Résistant, Commissaire honoraire de la République), Henry Alleg (Ecrivain), Didier Anger, Patrick Apel-Muller (Directeur de la rédaction de l'Humanité), Daniel Durand (Chercheur), Mgr Jacques Gaillot (Evêque), Susan George, Stéphane Hessel (Ancien Résistant, Ancien ambassadeur de France à l’ONU), Albert Jacquard (Généticien, Philosophe), Venance Journé (Chercheur CNRS), Hélène Langevin-Joliot (physicienne), Paul Quilès (ancien Ministre de la Défense, Maire), Pierre Rabhi, Bernard Ravenel, Rufus (Comédien), Catherine Lecoq (Comédienne Chanteuse Conseillère Régionale), Michel Le Thomas (Réalisateur), Patrick Schmitt (Metteur en scène), Jacques Testart (Biologiste, Directeur de Recherche honoraire à l'I.N.S.E.R.M.). Nils Andersson (Co-Président de l'Association pour la défense du Droit International humanitaire ADIF), Bernard Baissat (Union Pacifiste de France), Abraham Béhar (Président Association Française des Médecins pour la Prévention de la Guerre Nucléaire), Roger Billé (Représentant du Conseil Mondial de la Paxi auprès de l’Unesco), Arielle Denis (Co-Présidente du Mouvement de la Paix), François Cosserat (Président du MNLE, Réseau Homme et Nature), Monique Dental (Présidente du Réseau féministe « Ruptures »), Daniel Fontaine (Président de l’Association des Communes, Départements, Régions pour la Paix, Maire), Jean-Paul Hébert (Ligue des Droits de l’Homme), Claude Jouseaume (Citoyen du monde, Union Pacifiste, Réseau ''Sortir du nucléaire'', Syndicaliste à SUD-CT), Dominique Lalanne (Co-Président Armes nucléaires-STOP), Jacques Le Dauphin (Directeur de l'Institut de Documentation et de Recherches sur la Paix), Stéphane Lhomme (Porte-parole Réseau Sortir du Nucléaire),Yannick Malenfant (Secrétaire Général Fédération CGT Défense), Maurice Montet (Secrétaire Union pacifiste de France), Denis Pelletier (Association Des Libres Penseurs de France), Anick Sicart (Appel des Cent pour la Paix), Marlène Tuininga (Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté), Pierre Villard (Co-Président du Mouvement de la Paix), Roland Weyl (1er Vice-président de l’Association internationale des Juristes démocrates).
Marie-Christine Blandin (Sénatrice), Michelle Demessine (Sénatrice), Jean Desessard (sénateur), Robert Hue (Sénateur, Président du Mouvement Unitaire Progressiste), Bernard Hugo (Sénateur-Maire honoraire), Jacques Müller (Sénateur), Dominique Voynet (Sénatrice-Maire), Yves Cochet (Député), Jacqueline Fraysse (Députée), Noël Mamère (Député), Isabelle Pasquet (Sénatrice), Chantal Robin Rodrigo (Députée), Christiane Taubira (Députée),
François Alfonsi (Eurodéputé), Sandrine Bélier (Eurodéputée), Malika Benarab-Attou (Eurodéputée), Jean-Paul Besset (Eurodéputé), José Bové (Eurodéputé), Pascal Canfin, (Eurodéputé), Daniel Cohn-Bendit (Eurodéputé), Karima Delli (Eurodéputée), Hélène Flautre (Eurodéputée), Catherine Grèze (Eurodéputée), Jacky Henin (Eurodéputé), Yannick Jadot (Eurodéputé), Eva Joly (Eurodéputée), Nicole Kiil-Nielsen (Eurodéputée), Patrick Le Hyaric (Eurodéputé), Marisa Matias (Eurodéputée), Michèle Rivasi (Eurodéputée), Marie-Christine Vergiat (Eurodéputée), Lysiane Alezard (Conseillère régionale), Sylvie Altman (Conseillère Régionale), Bénédicte Bauret (Conseillère Régionale, Maire-Adjoint), Lydie Benoist (Conseillère Régionale), Josiane Bernard (Conseillère Générale), Patrice Bessac (Conseiller Régional), Philippe Camo (Conseiller Régional), Michelle Carmouse (Vice-Présidente Conseil Régional Poitou-Charentes, Maire-Adjointe), Jean Claude Mairal (Vice-Président du Conseil Régional Auvergne, Secrétaire national de l'ANECR), Gabriel Massou (Conseiller Régional), Francis Parny (Conseiller Régional), Véronique Sandoval (Conseillère Régionale), Joseph Trehel (Conseiller Régional)
Sylvette Amestoy (Maire-Adjointe), Denis Baupin (Maire-Adjoint), Pierre Cauchard, Claudine Cordillot (Maire), Desandes Georges, Mariette Gérard, Pierre Jancou (Maire-Adjoint), Jean-Paul Le Glou (Conseiller municipal, Vice-président de Plaine commune), Julien Le Glou (Maire-adjoint), Jean Rodier (Maire-Adjoint), Anne Sabourin (Conseillère de Paris), Cendrine Berger (Conseillère municipale), Annie Peronnet (Maire-adjointe).
Jack Bernard, Yolande Cavelot, Marc Denis, Jean Pierre Laspougeas (militant associatif), Philippe Laville (Enseignant, Ligue des Droits de l'Homme), Jean-Michel RUIZ
Communiqué de presse
A J-150 de l’ouverture de la Conférence d’Examen du Traité de non-prolifération nucléaire
Lancement de la Cyber-Lettre-Pétition au Président de la République pour une Convention d’élimination des armes nucléaires
A 150 jours de l’ouverture de la Conférence d’Examen du TNP et à l’occasion d’une étape parisienne du « Tour de France de l’Abolition des armes nucléaires », le collectif ICAN-France, regroupant 57 organisations a lancé sur un écran géant sur la Place St Michel, une Cyber-Lettre-Pétition demandant au Président de la République « de soutenir à l'Onu le projet de Convention d'élimination des armes nucléaires et de faire des propositions en vue de la conférence d’examen du TNP en 2010 pour que soit décidé un calendrier d'élimination visant leur abolition complète en 2020, avec les étapes successives et les mesures de vérification appropriées ».
La Cyber-Lettre-Pétition reprend les termes de la Campagne internationale pour abolir l’arme nucléaire.
Elle est menée en partenariat avec l’association Cyber@cteurs et est disponible sur :
www.icanfrance.org et www.cyberacteurs.org
Dans l’interpellation, les organisations rappellent que «Le désarmement nucléaire constitue une obligation juridique internationale prévue par l'article 6 du TNP (Traité de non-prolifération nucléaire) et rappelée par la cour internationale de justice de la Haye».
De nombreuses voix s’interrogent aujourd’hui sur le bien-fondé de la dissuasion nucléaire, 20 ans après la chute du mur de Berlin. Cependant, la question du nucléaire militaire demeure exclusivement entre les mains des chefs d’Etats sans tenir compte de l’avis des peuples.
Afin que les citoyens puissent exprimer leur point de vue sur des questions aussi essentielles que les conditions de la sécurité à l’échelle du monde, les organisations du collectif ICAN France ont décidé d’organiser pendant les six mois à venir un « Tour de France de la Flamme pour l’Abolition des armes nucléaires ».
200 citoyens français participeront à la Conférence d’examen du TNP en mai 2010, notamment porteurs des signatures de la Cyber-Pétition.
Organisations du Collectif ICAN-France :
ACDN, CDRPC, Américains contre la Guerre, Appel des Cent pour la Paix, Armes nucléaires STOP, ATTAC, Association des libres Penseurs de France, AMFPGN, AFPS, ANCAC, ARAC, CNID, CGT, Confédération Paysanne, CANVA, Coordination nationale "Justice, Paix, Intégrité de la création", Droit Solidarité, Enjeu - les Pionniers de France, Enseignants pour la Paix, Fédération Espérantiste du Travail, FNTE-GCT, FSU, Femmes Solidaires , Forum Plutonium, Greenpeace France, IDRP , Institut Hiroshima Nagasaki, La Fondation Copernic, Les Alternatifs, Les Verts, LDH, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix, Maison de Vigilance, Mouvement de la Paix, MPEP, MRAP, MJCF, MOC, MIR, MNLE, MDLP, MAN, Observatoire des armes nucléaires françaises, PCF, Pax Christi France, RITIMI, Réseau féministe Rupture, Réseau Sortir du Nucléaire, SNES-FSU, SNESup-FSU, SNCS-FSU, SNTRS-CGT, Union nationale peuple et culture, UBSAC-CGT, ATMF
Coordination française de la Campagne internationale pour Abolir l’arme nucléaire
Maison de la Paix – 9 rue Dulcie September – 93400 St Ouen
Contact presse : Pierre Villard 06.82.92.29.46
La «Flamme de l’abolition des armes nucléaires» est partie le 18 octobre du Mémorial de la paix à Caen, à l’occasion des JDN. Le vendredi 4 décembre 2009 était le 150ème jour précédant l'ouverture de la Conférence de révision du TNP ayant lieu du 30 avril au 8 mai 2010 à New-York.
La Flamme est repassée à Paris à la Fontaine Saint-Michel.
La flamme de l'Abolition des Armes Nucléaires à la Fontaine St-Michel le 6 novembre 2009.
Lancement du « Tour de France de l’Abolition des Armes nucléaires » 6 mois pour désarmer la planète
De droite à gauche : Alain Rouy (AFCDRP) - Jean-Pierre Bugada (ONU) - Nathalie Gauchet (Mouvement
de la Paix) - Jacques Véron-Bocquel (LDH) - Rieko Asato (Japon) - Anne Shirley (interprète)
200 personnes, venant de 31 départements et de 8 pays, représentant 32 organisations ont lancé ce dimanche 18 octobre devant le Mémorial pour la Paix de Caen « 6 mois d’actions pour l’abolition des armes nucléaires » afin de mobiliser l’opinion publique en vue de la Conférence de révision du Traité de non-prolifération nucléaire en mai 2010 à l’ONU à New-York.
Répondant à l’appel des branches françaises des réseaux internationaux Abolition 2000 et ICAN - Campagne internationale pour abolir l’arme nucléaire-, les participants ont échangé sur l’état du désarmement nucléaire, suite aux évolutions internationales positives de ces derniers mois, et ont décidé de coordonner leurs actions pour mettre le débat public sur l’implication de la France dans les processus multilatéraux de désarmement nucléaire.
L’attribution du Prix Nobel de la Paix à Barack Obama a été interprétée comme un soutien à l'action pour abolir l’arme nucléaire, essentielle pour sauver la planète et l’espèce humaine d’une disparition programmée par l’arme atomique.
Le point fort de ces Journées a été l’appui à la Convention d’élimination des armes nucléaires, initiée par les ONG comme complément aux failles du Traité de non-prolifération, portée à l’ONU par la Malaisie et le Costa-Rica et aujourd’hui soutenue par 127 pays.
Ces 4èmes Journées du désarmement nucléaire ont accueilli des partenaires d’autres puissances nucléaires venus des Etats-Unis, de Russie et de Grande Bretagne, ainsi que de Belgique, d’Allemagne, du Japon et d’Australie. Parmi eux, Sergueï Kolesnikov, député à la Douma russe et Jérémy Corbyn, parlementaire britannique.
Accueil de la Flamme et lancement du Tour de France de l’Abolition
S’appuyant sur un contexte international nouveau qui rend plus que jamais inutiles et dangereuses les armes atomiques, les 200 délégués ont décidé de s’engager dans une campagne d’interpellation du Président de la République pour que la France soutienne le modèle de convention d’élimination des armes nucléaires et d’une série d'initiatives décentralisées formant le « Tour de France de l’Abolition ». Le coup d’envoi a été donné par l’accueil de la « Flamme de l’Abolition » venue d’Hiroshima et sa transmission aux représentants des 31 départements présents. Ils ont décidé de participer nombreux aux évènements qui se tiendront en amont de la conférence de révision du TNP et aux travaux de la conférence. Ils se sont fixés l’objectif minimal de 100 français à l’ONU à New-York en mai 2010.
Ces 4èmes Journées du désarmement nucléaire ont atteint leur double objectif, celui de redynamiser en France l’action pour l’abolition de l’arme nucléaire et celui d’élargir les partenaires du champ social qui s’y engagent.
Saint-Ouen, le 19 octobre 2009 Contacts : Pierre Villard : 06 82 92 29 46 - catherine.riomvtpaix.org : 01 40 12 72 35 ICAN France - MAISON DE LA PAIX 9 rue Dulcie September – 93400 Saint-Ouen
Tel : 01 40 12 09 12 - Fax : 01 40 11 57 87
Site web : www.icanfrance.org - ican.francemvtpaix.org
Les 4èmes journées du désarmement nucléaire sont organisées par des associations membres d’Abolition 2000 France. Les précédentes éditions se sont tenues à Saintes en mai 2001, Vénissieux en octobre 2003 et Vitry en mars 2006.
Abolition 2000 est un réseau international pour l’élimination des armes nucléaires qui comprend
plus de 2000 groupes dans le monde.
Les JDN sur Cityzen TV,
le 13 Octobre 2009 (video de 3 mn)
Ces journées permettent de faire le point sur l’état réel du désarmement nucléaire avec un objectif pour la France : mettre le débat sur notre désarmement nucléaire et la politique avérée de dissuasion défendue par Nicolas Sarkozy. Les JDN constituent également un excellent moment de formation et d’approfondissement des connaissances.
Ces 4èmes JDN constituent un événement international pour relayer la campagne internationale pour abolir l’arme nucléaire « ICAN » et la mise en œuvre de la Convention d’élimination des armes nucléaires, et pour le retrait immédiat des armes nucléaires de l’Otan en Europe.