6 mai 2013 - Spectaculaire destruction en vol d'un missile nucléaire tout près des côtes de Bretagne le 5 mai ! Heureusement, ce missile ne comportait pas de charge nucléaire...
L'essai raté du missile M51 effectué par la Marine nationale n'a heureusement pas fait de victimes, mais il rappelle à notre mémoire qu'il existe encore des dizaines milliers d'armes nucléaires dans les arsenaux de 9 pays et comme toute technologie, elle peut faillir ! Si ce tir avait porté sa charge nucléaire, toute la Bretagne jusqu'aux côtes d'Angleterre auraient subi d'atroces destructions.
Le M51 mesure 12 mètres de long, pèse 56 tonnes et peut porter des charges nucléaires 60 à 80 fois supérieures à la bombe qui a détruit la ville d'Hiroshima. Si ce missile devait être utilisé dans un cadre d’une frappe nucléaire, il est certain que toutes les personnes et les êtres vivants se trouvant dans un rayon de plusieurs kilomètres autour de l'explosion auraient été tués ou blessés et la plupart des bâtiments auraient été vaporisés par l'effet de souffle. Dans un rayon de 10 kilomètres, la chaleur excédant plusieurs centaines de degrés aurait enflammé tout ce qui peut brûler, les villes, les forêts, les voitures. Enfin, les radiations contamineraient pour longtemps une vaste zone.
Voilà ce que fait une arme nucléaire. Explosant au-dessus d'une ville, elle la réduit en poussière. Les tempêtes de feu qui s'en suivent et les radiations achèvent de détruire tout ce qui fait fonctionner une société, les communications, les services, les productions... En réalité, l'utilisation d'une seule d'entre elles aurait des conséquences mondiales et il faut faire en sorte que cela n'arrive jamais.
Pour les 127 pays réunis lors de la conférence sur l'impact humanitaire des armes nucléaires (Oslo- 4/5 mars 2013), il n'existe aucune agence de l'ONU, aucun service d'urgence même dans les pays développés, qui puisse prendre en charge les conséquences humanitaires d'une détonation nucléaire. La seule façon de s'en prémunir est de prévenir une telle catastrophe en éliminant ces armes de destruction massive.
La France, pays possesseur de « moins de 300 bombes atomiques », pourrait jouer un rôle de premier plan vers leur élimination en choisissant de s'appuyer sur son engagement en faveur des droits de l'Homme et sur sa tradition humanitaire.
Par ailleurs, un seul missile M51 vaut 120 millions d'Euros, sans compter les études pour sa fabrication, les chaines d'assemblages, ni le sous-marin depuis lequel le M51 est lancé. L'essai raté de dimanche dernier pourrait utilement donner à réfléchir à de futures économies !
La Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires lance une pétition mondiale pour un Traité d'interdiction des armes nucléaires et appelle tous ceux qui ont à cœur la préservation de l'environnement, de la paix et des droits humains à la signer et à la faire signer : www.goodbyenuk.es
Pétition pour prévenir une catastrophe dans la péninsule coréenne
Nous vous invitons à vous joindre à nous pour demander aux chefs d’Etats parties à l’Initiative-des-Six-Nations – (les Etats-Unis, la Corée du Nord, Corée du Sud, la Chine, la Russie et le Japon) – de revenir à la table des négociations et d’éviter une catastrophe nucléaire.
Appel pour une Méditerranée pacifique et solidaire, débarrassée des armes nucléaires
Des rives de la mer la plus militarisée au monde, frontière violente des relations Nord-Sud, les participants du Forum social thématique réunis le 9 mars à Marseille en France, lancent un appel pour "une Méditerranée pacifique et solidaire, débarrassée des armes nucléaires".
Le développement du bassin méditerranéen est le résultat d’une riche histoire de rencontres entre les peuples de ce carrefour de trois continents. Les habitants des pays méditerranéens sont depuis longtemps victimes des jeux de pouvoir des puissances coloniales et de la domination induite par l’arme atomique possédée par une poignée d’États. Aujourd’hui ils subissent de plein fouet la pression des budgets militaires. Ce détournement des richesses et des intelligences est incompatible avec la satisfaction des besoins humains.
Il appartient aujourd’hui aux peuples méditerranéens de construire un espace pacifique et solidaire, débarrassé des guerres et des armes nucléaires. Pour cela, nous avons à construire des convergences citoyennes et à agir auprès de nos gouvernements pour faire de la Méditerranée le berceau d'une culture de paix.
Nous vous invitons à agir pour :
Mettre en œuvre la proposition d’une zone exempte d’armes de destruction massive au Proche-Orient telle que prévue dans le Traité de Non-Prolifération des armes nucléaires, et l’étendre à tous nos pays en vue de créer une zone exempte d’armes nucléaires en Méditerranée.
Interdire la Méditerranée à la circulation des sous-marins et porte-avions porteurs de têtes nucléaires, en interdisant tout accostage dans les différents ports de la Méditerranée.
Réduire immédiatement les budgets consacrés à la modernisation et aux renouvellements des arsenaux atomiques existants et éliminer les stocks d’armes atomiques « tactiques » ou autre, présents dans les bases de l’Otan sur le pourtour de la Méditerranée (Italie, Turquie), ainsi que sur les bases françaises de Toulon et Istres.
Mettre en place une commission « Vérité » sur les déchets nucléaires militaires dans et autour de la Méditerranée, permettant aux citoyens d’être clairement informés afin de se mobiliser.
Nous mettons ces propositions en débat lors du Forum social mondial de Tunis, en vue de créer une alternative à la pseudo sécurité basée sur la menace nucléaire. Loin de nous protéger, l’arme nucléaire fait de chacun d'entre nous une cible privilégiée de tout conflit atomique.
Ensemble nous voulons construire une sécurité humaine, avec comme objectif la protection des êtres humains et non celle des États. Cette nouvelle sécurité collective est basée sur la satisfaction des besoins humains et la construction de la confiance entre les peuples. Cette alternative humanitaire inverse le concept de sécurité où la terreur nucléaire est présentée comme la solution unique par les puissances atomiques. La sécurité humaine par l’abolition de l’arme atomique devient dès lors notre alternative commune pour construire une civilisation de Paix, pour et avec l’ensemble des peuples de la Méditerranée.
Marseille le 9 mars 2013
Marseille : En vue de la préparation citoyenne du Forum social mondial, le collectif français de la Campagne internationale pour abolir l’arme nucléaire (ICAN-France) a organisé un Forum social thématique à Marseille le 9 mars.
TNP : Proposition intégrée en 1995 et renouvelée en 2010
Réussite de la Conférence d'Oslo sur les Conséquences humanitaires des armes nucléaires
Oslo, le 5 mars 2013 - La conférence historique mondiale sur l'impact humanitaire des armes nucléaires prépare le terrain pour une nouvelle initiative vers un traité d'interdiction
La Conférence historique d'Oslo sur l'impact humanitaire des armes nucléaires s'est conclue avec l'annonce d'une réunion de suivi qui sera accueillie par le Mexique. Un grand nombre d'États et d'organisations ont convenu que la compréhension des conséquences humanitaires globales des explosions nucléaires devrait être le point de départ d'une action urgente visant à interdire et éliminer les armes nucléaires.
Lors de la réunion organisée par le ministre norvégien des Affaires étrangères Espen Barth Eide, 132 États, plusieurs agences des Nations Unies - y compris OCHA, le PNUD et le HCR, ainsi que la Croix-Rouge internationale et ICAN - ont présenté leurs conclusions sur les conséquences catastrophiques d'une explosion nucléaire sur l'environnement, le développement, et sur la santé. Ils ont conclu qu'aucun plan d'intervention internationale ne pourrait effectivement être mis en place pour répondre à un tel événement. Les faits et les preuves données par de nombreux États les engagent à prendre la responsabilité d'agir pour empêcher toute utilisation accidentelle ou intentionnelle de ces armes de souffrance massive.
L'annonce faite par le Mexique de poursuivre l'initiative norvégienne en organisant une autre réunion offre une nouvelle plate-forme à partir de laquelle consolider les arguments humanitaires et engager tous les États dans un dialogue constructif visant à interdire et éliminer les armes nucléaires.
Le Dr Rebecca Johnson, Co-présidente d'ICAN a déclaré: "Cette conférence a montré que toute utilisation d'arme nucléaire causerait d'immenses souffrances, provoquerait un grave dérèglement climatique et la famine dans de nombreux pays non-nucléaires ainsi que dans les pays dotés d'armes nucléaires, aux quatre coins du globe. C'est la responsabilité et le droit de tous de prévenir cette catastrophe mondiale. Les Cinq puissances nucléaires ont raté ici une occasion de dialoguer, mais cela n'a pas empêché les pays d'avancer. Au contraire, la décision bienvenue du Mexique d'accueillir une réunion sur cette question montre que les pays exempts d'armes nucléaires ont un rôle important à jouer. "
Thomas Nash, membre du groupe de pilotage d'ICAN, a déclaré: «Cette conférence est un nouveau départ vers l'élimination des armes nucléaires. C'est la première fois que les Etats se sont réunis afin d'examiner les conséquences humanitaires des armes nucléaires. 130 pays ont choisi de faire face à l'horreur de ces armes et se sont rendu compte que loin d'être impuissants à agir, ils peuvent et doivent assumer la responsabilité de mettre en place un processus d'interdiction internationale. "
Pour le Dr Bob Mtonga, membre du Groupe directeur d'ICAN et médecin en Zambie: «Cette conférence nous a montré que les pays qui ont renoncé à l'arme nucléaire et conclu des traités pour créer des zones exemptes d'armes nucléaires comme l'Afrique et l'Amérique latine, offrent l'opportunité de prendre le leadership moral pour faire avancer les efforts internationaux visant à libérer le monde des armes nucléaires et à prévenir la catastrophe mondiale de leur utilisation. "
Communiqué de la Campagne internationale pour abolir l'arme nucléaire (ICAN)
Pour des interviews avec les porte-parole ICAN ou les conférenciers, contacter:
Daniela Varano
+41 78 7262645 danielaicanw.org
Pour la France : Pierre Villard +33 682922946 pierre.villardicanfrance.org
Lettre ouverte d'ICAN pour la participation de la France à la Conférence d’Oslo des 4 et 5 mars 2013
à Monsieur François Hollande
Président de la République, Palais de l’Elysée 55 rue du Faubourg St Honoré75008 PARIS
Paris le 26 février 2013
Monsieur le Président,
Notre pays, la France, est invité comme l’ensemble des États de la Planète, à une conférence internationale à Oslo les 4 et 5 mars prochain pour traiter des «Conséquences humanitaires des armes nucléaires».
Cette conférence inédite fait suite aux interventions d’un nombre croissant d’États sur ce sujet d’actualité, lors de la Conférence d’examen de mai 2010 du Traité de non-prolifération des armes nucléaires, puis lors du premier comité préparatoire à la Conférence d’examen de 2015 et enfin lors de la première commission de l’Assemblée générale en 2012.
Les 64 organisations du collectif français de la Campagne internationale pour abolir l’arme nucléaire (ICAN) sont attentives à la participation de la France à cette conférence et au rôle moteur qu’elle pourrait y jouer en s’engageant dans un processus international visant à l’interdiction des armes atomiques.
Cependant, à l’heure d’aujourd’hui, il semble que notre pays n’ait pas encore répondu positivement à l’invitation du gouvernement norvégien, malgré la participation annoncée de plus de 120 pays, dont 35 de nos partenaires européens. Vous comprendrez, Monsieur le Président, que l’absence de notre pays à cette conférence n’est pas envisageable. Si tel était le cas, quel mauvais signal enverrions-nous au monde et notamment aux gouvernements des 184 pays non dotés de l’arme atomique qui s’inquiètent de la menace que les seules neuf puissances nucléaires font peser quotidiennement sur leur population.
La France ne peut rester sourde à ces appels, et se cantonner dans une position de non-réponse pouvant être considérée comme une attitude de mépris à leur égard. Vous ne pouvez rester sourd non plus aux inquiétudes de l’opinion publique française qui s’interroge sur la manière dont le gouvernement ferait face à une attaque ou un accident d’origine atomique militaire.
De nombreuses études montrent que personne n’est à l’abri des conséquences de l’utilisation volontaire ou accidentelle des armes atomiques. C’est également vrai pour les quelque 65 millions de Français dont votre gouvernement a la responsabilité. Un État, comme la France, qui envisage des frappes nucléaires doit envisager d’être une cible de frappes ennemies. La « dissuasion » doit en effet considérer le cas de son échec, et donc d’une réplique nucléaire. Aussi, les ONG de la campagne ICAN souhaitent connaître quelles sont les dispositions prises dans chacun de nos départements pour assurer la sécurité de nos concitoyens dans une telle situation ?
La conférence d’Oslo sur les conséquences humanitaires des armes nucléaires devrait mettre en évidence ces risques inacceptables. Nous considérons qu’il y a urgence à développer la coopération et la négociation entre les États pour abolir les armes nucléaires dans l’intérêt des populations.
Nous refusons comme vous l’émergence de tout nouvel État nucléaire. Mais nous n’oublions pas non plus que les plus graves dangers aujourd’hui proviennent des quelque 20 000 têtes nucléaires existantes, dont les 2 000 en état d’alerte, et non des hypothétiques nouvelles bombes atomiques de demain. C’est pourquoi nous en appelons à la responsabilité de tous les États, à commencer par les puissances nucléaires dont notre pays fait malheureusement partie.
C’est bien d’une sécurité globale dont les peuples ont aujourd’hui besoin. C’est pourquoi la très grande majorité des États ont renoncé à la menace atomique. Aujourd’hui, notre pays a tout à gagner à s’engager à son tour dans cette voie pour prévenir toute velléité de prolifération. Poursuivre l’argumentation de la nécessité de l’arme atomique pour assurer la sécurité de la France demeure une incitation permanente à la prolifération. Nous attendons un engagement ferme de la France sur ce dossier et nous vous demandons de confirmer sans tarder la participation de notre pays à la Conférence d’Oslo. La vingtaine de citoyens français qui participera à la Conférence de la société civile, en amont de la conférence des États, est disposée à rencontrer la délégation officielle française.
Dans cet espoir, veuillez agréer, Monsieur le président, l'expression de nos meilleurs sentiments.
Pierre Villard
Coordinateur du collectif ICAN - France
L’essai nucléaire de la République Populaire Démocratique de Corée soulève des inquiétudes sur l'impact humanitaire des armes nucléaires
Communiqué ICAN le 13 février 2013 - La Campagne Internationale pour l’Abolition des Armes Nucléaires (ICAN) condamne fermement l'essai nucléaire effectué aujourd'hui par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), soulevant des inquiétudes qu'il entraîne un accroissement de la probabilité de l'utilisation des armes nucléaires.
« Quand les possesseurs d'armes nucléaires existantes font encore valoir que leurs arsenaux nucléaires sont essentiels pour leur propre sécurité, ils ne font qu’ajouter des arguments pour leur prolifération », explique Akira Kawasaki, coprésident de l'ICAN. « Ce n’est qu’en disqualifiant toutes les armes nucléaires en les interdisant par un traité international que nous pourrons réduire le risque que des pays comme la Corée du Nord les développent davantage », poursuit-il.
Ce troisième essai nucléaire de la Corée du Nord serait plus puissant que les précédents et met en évidence que les approches traditionnelles et les organisations pour la prévention de la prolifération nucléaire et le désarmement nucléaire ne sont pas suffisantes.
« Les tests de la Corée du Nord ont pour objectif de montrer qu'elle peut élaborer des armes nucléaires de différents types et bombarder des villes telles que Tokyo et Séoul, avec des conséquences humanitaires catastrophiques. », a noté le Dr Rebecca Johnson, co-présidente de ICAN.
L'impact de l'utilisation des armes nucléaires a des conséquences sans précédent sur la santé humaine et l'environnement et ses effets se font sentir au-delà des frontières pendant des générations. Il menace notre environnement, notre économie, notre production alimentaire et notre commerce, en sapant les projets de développement et en causant une catastrophe humanitaire à l’échelle planétaire.
Des années d'essais nucléaires atmosphériques, ainsi que les bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, ont fourni des preuves incontestables de l'impact catastrophique des explosions nucléaires en terme médical et environnemental et montrent que leurs effets transcendent les frontières et causeront de terribles souffrances pour les générations futures. Dans le Pacifique, le Nevada et au Kazakhstan, par exemple, les essais nucléaires de la France, l'Union soviétique, des États-Unis et du Royaume-Uni ont eu de graves conséquences, humaines et environnementales, sur les populations vivant à proximité.
"Les armes nucléaires sont inhumaines et inacceptables. Ce sont des armes effroyables et aucun état ne devrait être fier d'en posséder ni d’aspirer à en acquérir. La détention d’armes nucléaires n'est pas un symbole de puissance ou de force, mais plutôt un rappel permanent de l’abomination de toutes les souffrances qu'elles ont causé et qu’elles risquent d’engendrer à nouveau", dit Béatrice Fihn, rédacteur en chef de l'étude «Une souffrance indicible – l'impact humanitaire des armes nucléaires».
« Le dernier test de la Corée du Nord met en évidence l'urgence pour tous les pays, y compris ceux qui ne possèdent pas d’armes nucléaires, d'entamer des négociations pour interdire et éliminer ces armes », explique Béatrice Fihn.
Plus de 400 représentants d’organisations humanitaires, environnementales, sanitaires et pacifistes vont se réunir à Oslo, les 2 et 3 mars 2013 au cours du Forum ICAN de la société civile pour mettre en évidence le caractère inacceptable des armes nucléaires et la nécessité d’une interdiction internationale, avant que les armes nucléaires ne provoquent une nouvelle catastrophe humanitaire comme Hiroshima et Nagasaki ou pire encore. Plus jamais ça » fait-elle remarquer.
Contact en France Pierre Villard 06 82 93 29 46 / pierre.villardicanfrance.org
Coordinateur du collectif ICAN - France
Pour préparer le Forum Social Mondial à Tunis en mars 2013 Pour une Méditerranée débarrassée des armes atomiques
Pour préparer le Forum Social Mondial à Tunis en mars 2013, aura lieu le Forum social thématique à Marseille le 9 mars 2013 - Cité des associations, 93 la Canebière.
Une menace nucléaire sur la Méditerranée ? Turquie, Israël, Italie, France avec des armes nucléaires ; une présence américaine importante ; une prolifération envisagée dans plusieurs pays.
Mettons au grand jour les menaces nucléaires ! Pour une Méditerranée débarrassée des armes atomiques.
Dépliant sur le forum social
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Appel : Participez au jeûne international pour l’abolition des armes nucléaires, 6-9 août 2013 à Paris
Du 6 au 9 août 2013 nous serons plusieurs dizaines à jeûner à Paris, au Mur pour la Paix, devant la Tour Eiffel, pour demander l’abolition des armes nucléaires et en souvenir des victimes de Hiroshima et Nagasaki.
Le "jeûne-action 2013" est co-organisé avec nos amis anglais de Burghfield qui jeûneront devant la Base d'Aldermaston, Base qui met au point les têtes nucléaires britanniques. Des Français iront à Burghfield et des Anglais viendront à Paris. Vous avez donc le choix de votre présence cette année !
La sécurité par la dissuasion nucléaire est un mythe absurde. Une frappe nucléaire aurait des conséquences humanitaires catastrophiques pour nous tous. Nous vivons sous la menace mondiale de 20 000 armes nucléaires dont 2 000 en état d’alerte prêtes à partir — dont 300 pour la France (96 en alerte permanente) et 225 au Royaume-Uni.
L’abolition de toutes les armes nucléaires est un impératif de survie.
Nous voulons le désarmement total et complet sous contrôle international dans le cadre d’une Convention d’élimination des armes nucléaires.
Nous voulons que les États nucléaires cessent de moderniser leurs armes de destruction massive et engagent des mesures réelles de désarmement dès maintenant. Abolir les armes nucléaires, nous le devons et nous le pouvons !
Venez nous rejoindre pour jeûner et participer aux actions d’interpellation dans Paris.
Hébergement collectif gratuit offert par la Mairie de Paris 2ème. 4 jours passionnants pour vos "vacances d'été". Ne manquez pas de vous inscrire !
Par mail : lamaisondevigilanceorange.fr
Toutes les informations pour participer sur : www.vigilancehiroshimanagasaki.com
Télécharger le dépliant (pdf)
Contact tél. : Dominique : 06 32 71 69 90 Le Jeûne international est organisé par La Maison de Vigilance, Armes Nucléaires Stop, Réseau Sortir du Nucléaire en soutien à la campagne internationale ICAN.
2 Juin, Journée mondiale d'abolition des armes nucléaires
"Ca prend juste 10 secondes" : Regardez cette nouvelle vidéo et prenez part à la Journée mondiale d'abolition des armes nucléaires, le 2 juin.
Lettre ouverte aux candidats à la présidentielle - 2 mai 2012
Monsieur,
Si les suffrages des citoyens le décident, vous allez être le prochain président de la République française. Cela vous donne un pouvoir particulier qui s'apparente au droit de vie ou de mort puisque vous serez l'unique autorité dans notre pays capable de déclencher le feu nucléaire.
Ce qui unit les 63 organisations françaises membres du collectif "ICAN - France" (campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires), c'est la conviction profonde que les armes atomiques sont inutiles, coûteuses et dangereuses. Nous sommes aussi convaincus que la possession d'un tel arsenal n'est pas "une assurance sur la vie", car un conflit atomique ne laisserait ni vainqueur ni vaincu dans le contexte nucléaire actuel, mais de fait une assurance pour la mort. Nous pensons de ce fait que la seule solution préventive de toute catastrophe dans ce domaine reste l'abolition totale et définitive de ces engins de mort planétaire, et nous avons comme objectif "un monde débarrassé des armes nucléaires".
Nous sommes persuadés aussi que le désarmement nucléaire multilatéral, simultané et contrôlé, est un processus qui suppose des étapes.
Il existe un modèle pragmatique étape par étape, soutenu par 146 pays à l'ONU, c'est "la convention pour l'élimination des armes nucléaires". Notre pays s'est toujours opposé à son adoption: Si vous êtes le prochain président de notre république, engagerez-vous la France dans une autre voie en soutenant cette convention?
- En 2010, l'ONU a décidé de tenir à la fin de cette année 2012 une conférence pour l'établissement d'une zone exempte d'armes de destruction massive au Proche Orient. La Finlande s’est déclarée prête à accueillir cette conférence, et en a reçu le mandat de l’Onu et des trois états détenteurs de l’autorité du TNP. Etes-vous prêt à jouer un rôle actif pour sa réussite?
- Il va se tenir à Chicago une conférence cruciale de l'OTAN sur sa stratégie future, en particulier en Europe. Nos organisations ont le plus grand doute sur la pertinence aujourd'hui de cette alliance militaire eu égard aux changements décisifs de la géopolitique du monde et notamment dans notre continent. Mais une question se pose: L'Allemagne, dûment
mandatée par son parlement, propose un changement de la "posture atomique" et demande un rôle actif dans ce désarmement avec en premier pas, le retrait des armes tactiques américaines de l'OTAN. Etes-vous disposé à soutenir les propositions de notre voisin d'outre-rhin? En ressoudant sur ce sujet le couple franco-allemand, pensez-vous possible d'entraîner tous les pays de l'union européenne sur la voie du désarmement atomique
effectif?
Enfin, l'expérience des trente dernières années est en faveur d'une efficacité mondiale des prises de positions concrètes de notre pays en faveur du désarmement nucléaire comme l'abandon de la composante terrestre de la force de frappe ou l'arrêt définitif des essais nucléaires. Pensez-vous possible de jalonner notre contribution au désarmement en assurant par exemple le démantèlement de la force aéroportée atomique, jugée obsolète par un pays comme le Royaume Uni? Etes-vous prêts à vous engager pour une réduction de 10% du budget militaire, c'est à dire de sa part nucléaire, dès 2013? En cohérence avec les efforts de désarmement
comparables à celui d'autres puissances atomiques?
Un récent sondage montre qu’une très grande majorité de nos concitoyens est favorable à l’engagement de la France dans un processus de convention internationale totale et contrôlée des armes atomiques.
Nous espérons, comme tous les citoyens de notre pays, une réponse circonstanciée et précise dans ce domaine puisqu'il s'agit de notre survie, et de celle de nos descendants.
Respectueusement.
Les principaux signataires :
Abolition des armes nucléaires / Armes nucléaires STOP, Artistes pour la Paix, Appel des Cent pour la Paix, Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire (AMFPGN), Le Mouvement de la Paix, Ligue Internationale de Femmes pour la Paix et la Liberté (LIFPL), Observatoire des armes nucléaires françaises (CDRPC), Pax Christi
Les 24 et 25 mars 2012, à un mois du premier tour de l'élection présidentielle, les pacifistes organisent deux journées d’actions pour la réduction des dépenses militaires et l’abolition de l’arme nucléaire.
Toutes les initiatives:
- Serres (05)
Samedi 24 mars : de 10h à 12h,
place du Marché :
- déambulation costumée avec une marionnette
'rappeur de la paix'.
- collecte de signatures sur la pétition,
- stand avec dépliants et pétition,
- affiches à l'entrée du village et
personnes en noir et masque blanc. - Gap (05)
Samedi 24 mars : tracts et signature de pétitions à 11h
sur l’Esplanade de la Paix
- Laragne (05)
Samedi 24 mars de 16h à
18h, Place de la Fontaine :
- collecte de signatures pétition,
- atelier de création de patchwork
avec des morceaux de tissu sur lesquels
chacun pourra exprimer un
message, un dessin de Paix, en attendant
l'assemblage, les morceaux
de tissu seront exposés sur la place
accrochés à des fils tendus entre les
arbres. - Tournon (07)
24 et 25 mars, exposition des documents et du
matériel de campagne Ican, à l'occasion des journées
d'accueil du public à l'exposition "Le sentier
de la guerre ou comment l'éviter", installée dans
la Chapelle du Lycée du 18 au 30 mars. - Carcassonne (11)
Vendredi 23 mars : réunion publique à 18h. Invitation des candidates et candidats aux élections législatives à faire connaître leurs positions sur la politique étrangère et de défense de la France et sur la sécurité humaine. Salle Marcel Paul, rue Fédou à Carcassonne. - Istres (13)
Dimanche 25 mars, à 15h00, devant la base 125 :
- manifestation régionale PACA à Istres pour l’abolition des armes nucléaires et la diminution des dépenses d’armement. - Cher (18)
Samedi 24 mars à 14h30, Manifestation vers la base militaire nucléaire
d'Avord :
- rassemblement et interpellations (slogans,
chants, scénettes...) sur les enjeux. Rassemblement au Mirage, sur la RN Bourges Nevers à 14h30 pour une marche vers la base aérienne nucléaire stratégique.
- Nevers : parlons-en vendredi 23 mars de 17h30 à 19h30
au Café Saint-Sébastien,
9 Place Saint-Sébastien
- Baugy :
réunion d’information sur les armes à uranium, Salle du Conseil Municipal jeudi 22 mars 2012 de 19h à 22h.
Collectif 18 contre la guerre, groupe « alerte uranium »
- Brive (19)
Mardi 20 mars : conférence de presse à 14h30 au café « L’envers du décor »
Affichage pour la suppression de l’arme nucléaire dans les établissements scolaires de Brive. Sollicitation des enseignants pour faire réaliser des dessins sur ce thème.
Samedi 24 mars : journée d’action à Brive de 10h à 11h. Manifestation square de la Légion d’honneur. Signature de la pétition ICAN, distribution de tracts sur le désarmement nucléaire. Un missile en carton sera apporté au centre de la place et monté sur place à partir de 9 h .Il sera détruit symboliquement sur place. Cercle silencieux avec port de masques blancs pour le désarmement nucléaire. Evénement co-organisé par le collectif ICAN Corrèze - Dijon (21)
Mercredi 21 mars : distribution de tracts et signature de pétition de 15h à 16h place François Rude
Vendredi 23 mars : Avec la bombe, a-t-on plus la PAIX? Rencontre-débat à 19h30 mairie annexe des Bourroches, 32 boulevard Eugène Fyot autour du livre "Pour en finir avec l'arme nucléaire" en présence de l'auteur Pierre Villard. - Besançon (25)
Collecte de signatures sur la place centrale de la ville
avec la quête du "1€ pour la paix", bien sûr, à côté de
panneaux réalisés avec le matériel pour les élections.
- Morlaix (29)
Samedi 24 mars : distribution de tracts et signature
pétition à 10h, place de la Mairie - Concarneau (29)
Samedi 24 mars : à 10h au Parvis des Halles pour
inauguration symbolique de l’esplanade de la Paix - Brest (29)
Samedi 24 mars : distribution de tracts sur le marché - Toulouse (31)
Samedi 24 mars : (annulé pour raisons de sécurité) - Bruz (35)
Mercredi 21 Mars : rassemblement place du Docteur
Joly à 15h pour l'arrêt immédiat du programme M 51 et
pour une reconvention du centre de Recherche électronique de l'armée (DGA Maîtrise de l’information,
ex Celar), fortement impliqué dans les programmes de
modernisation des armes nucléaires. - Rennes (35)
Mercredi 21 mars à 19h, Maison des associations (Métro Charles de Gaulle) :
- rencontre-débat : « la paix et les échéances électorales». En partenariat avec Pax Christi, Man, Artistes pour la paix, Éducateurs à la paix. - Isère (38) – Saint-Martin d’Hères
Lundi 26 mars : soirée-débat sur le thème «Quelle politique de paix et de sécurité internationale pour la France d'après les élections ?» à 20 heures à la Maison de Quartier Fernand Texier (163, avenue Ambroise Croizat) St MARTIN d'HERES - Landes (40)
Samedi 24 mars, Place St Roch à Mont de Marsan :
- distribution de tracts et table de signatures de pétition
au marché. - Angers (49)
Mercredi 21 mars 2012 : participation du Comité d'Angers à la journée inter-régionale de la Paix à RENNES.
Samedi 24 mars 2012 : à ANGERS, place Imbach de 10H à 12H, distribution de tracts et signature de la pétition ICAN pour l'élimination des armes nucléaires. - Nevers (58)
Vendredi 23 mars : débat sur le thème de la réduction des dépenses militaires, de 17h30 à 19h30 au Café Saint-Sébastien, 9 Place Saint-Sébastien. En présence d’Annie Frison (Mouvement de la Paix) et de candidats aux élections législatives dans la Nièvre.
Samedi 24 mars : rassemblement au Mirage situé sur la Route Nationale Bourges-Nevers à 14h30 - Pyrénées Orientales (66)
Samedi 24 mars à Perpignan, à partir de 17h, rassemblement Place Verdun, au pied du Castillet - Vénissieux (69)
Vendredi 23 mars : débat « Résister - De la guerre d’Algérie au Nucléaire militaire » à 19H salle Eric Satie, rue Prosper Alfaric. Avec la participation de
Albert NALLET Auteur de « On n’efface pas la verité »
François ALLOISIO Militant CGT et membre du PCF,
Thérèse HAOND Membre de l’UFF et du MVT PAIX,
Maurice POCOBELLO ex responsable des Jeunesses Communistes,
Marius PELLET membre du Conseil National du MVT PAIX,
Patrice BOUVERET Directeur de l’Observatoire des armements,
Magali PICANO Mouvement de la Paix Collectif ICAN. Animation musicale,
Moussa BELKACEMI professeur de percussions
Organisé par le comité du Mouvement de la Paix de Vénissieux et en partenariat avec le Collectif des Associations Algériennes du 17 octobre 1961
Samedi 24 mars : REPAS-DEBAT avec Nathalie Gauchet (vice-présidente nationale) autour du nucléaire militaire à partir de 12h au local du Mouvement de la Paix (73 Brd Ambroise Croizat Vénissieux) - Vaulx-en-Velin (69)
Mercredi 28 mars : SOIREE –DEBAT à 20h avec Pierre Villard, Président du Mouvement de la Paix et auteur du livre « COMMENT EN FINIR AVEC L’ARME NUCLEAIRE » à la MJC de VAULX EN VELIN
13 avenue Henri Barbusse - Lyon (69)
Jeudi 29 Mars : Conférence –débat à 18h avec Pierre Villard, Président du Mouvement de la Paix. Auteur du livre « COMMENT EN FINIR AVEC L’ARME NUCLEAIRE » à l’Université de Lyon II (Rue de l’Université 69007 Lyon) - Givors (69)
Samedi 31 mars : Débat à 10h avec Pierre Villard, Président du Mouvement de la Paix et auteur du livre « COMMENT EN FINIR AVEC L’ARME NUCLEAIRE » à la Maison du Fleuve Rhône (1 Place Liberté) et exposition sur le bombardement d’Hiroshima. - Albertville – Ugine (73)
Vendredi 23 mars : rencontre avec les élèves des deux principaux lycées d’Albertville pour dialoguer sur la paix, les budgets militaires, le commerce des armes et l’abolition de l’arme nucléaire. - Annecy (74)
Samedi 24 mars à partir de 15h au Puits Saint-Jean
Animation par des jeunes musiciens annéciens. Intervention des fantômes pour la paix, votation citoyenne. - Paris (75)
Samedi 24 mars
: rassemblement avec les costumes de
missiles, place de la Bastille, devant l'Opéra de 15h à 17h.
Vendredi 23 mars : la Sorbonne ouvrira ses portes au pacifisme
Journées d'études : pratiques médiatiques et engagements pacifistes dans la France du xxème siècle
Initiative des historien-nes de l'Institut d'histoire de l'Université Paris I Sorbonne et de l'association cinématographique "Les Trois Lumières"
9H: accueil -
9H30: Traumatisme de la Grande Guerre -
11H15: Le cinéma de l'entre-deux guerres: au service du pacifisme ? -
14H : guerre d'Algérie -
16H15 : Pacifisme et pratiques médiatiques contemporaines
Galerie Vivienne 6 rue des Petits-Champs à Paris - métro Palais Royal - Entrée libre et gratuite - Achères (78)
Samedi 24 mars de 10h à 11h30 au marché d'Achères - Poissy (78)
Samedi 24 mars de 15h à 17h30 au café "Batignolles" 27 rue du général de gaulle à Poissy
Dimanche 25 mars de 10h à 11h30 au marché de Poissy - Albi (81)
Pour la journée du 24 mars, sous l’impulsion du Collectif des Objectrices et Objecteurs Tarnais, de l’Appel des cent et du Mouvement pour une Alternative Non Violente du Tarn, Samedi 24 mars, de 14h30 à 16h30, place du Vigan à Albi : Référendum-sketch, en Albigeois pour le désarmement nucléaire, avec pour texte : «Pour que la France signe la convention d’élimination des armes nucléaires , convention déjà signée par 143 pays sur 193». Avec le concours d’acteurs professionnels, nous interpellerons les passants et leur demanderons de venir déposer le bulletin dans l’urne.
Montage et démantèlement d’un missile Nucléaire fictif de 5 mètres de haut, en fil rouge pendant la durée du « vote » sur la même place. - Nanterre (92)
Vendredi 23 mars au soir : distribution de tracts devant
la Maison de la Musique.
Dimanche 25 mars : distribution de tracts au Marché du
centre - Seine Saint Denis (93)
Blanc Mesnil : Samedi 24 mars marché D. Casanova 9h15 pétitions et distribution de notre journal.
Dimanche 25 Marché du centre 9h15. Diffusion d’un journal réalisé par le comité sur la situation en France
et dans le monde soulignant l’importance des actions
contre les ventes d’armes et celles pour l’abolition
des armes nucléaires. Aulnay (comité de VAST) : Dimanche 25 mars, avec affiches, dépliants et autocollants. RDV à 10h Saint Ouen : dimanche 25 mars : habillé de noir avec masques blancs, défilé dans le marché : pétition Saint Denis : samedi de 17h à 18h : protestation silencieuse : affiches, dépliants et auto-collants. Distribution d'un tract. Un Euro pour la Paix. Bagnolet (Appel des cent) : dimanche matin, 25 mars, sur le marché avec une table pour faire signer les pétitions ICAN et distribuer un tract.
Si le temps le permet, et si nous sommes assez nombreux, nous serons également la veille devant la Poste (de 10 à 12h) qui est aussi un accès au magasin Auchan. - Boissy St Léger (94)
Samedi 17 mars : rencontre-citoyenne
où sont invités tous les candidats à la présidentielle. De 14h30 à 17h, salle du cinéma.
Les fabricants français d'armes nucléaires épinglés par la campagne mondiale pour le "désinvestissement" lancée par ICAN
Communiqué ICAN France - 5 mars 2012 - Les sociétés françaises de la défense et de l'aérospatiale Safran et Thales ont été prises pour cible dans une campagne en faveur du désinvestissement mondial des entreprises impliquées dans la production de missiles nucléaires. La Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN) et l'entreprise d'investissement éthique Profundo publient cette semaine la première enquête mondiale encourageant toutes les institutions financières à désinvestir leurs capitaux de Safran, Thales et 18 autres sociétés qui fabriquent et entretiennent des armes nucléaires et leurs systèmes de lancement (www.dontbankonthebomb.com).
« Les institutions financières devraient envoyer un message clair à Safran et Thales disant que leur implication dans l'industrie des armes nucléaires est inacceptable. Toute utilisation des armes nucléaires violerait le droit international et aurait des conséquences humanitaires catastrophiques. Ces entreprises sapent les efforts accomplis pour parvenir à un monde libéré des armes nucléaires et accroissent le risque qu'un jour ces instruments de terreur soient à nouveau utilisés », a déclaré Tim Wright de la campagne ICAN et co-auteur du rapport.
Les entreprises Safran et Thales fabriquent des missiles nucléaires M51 pour les sous-marins nucléaires français. Les missiles M51 disposent de multiples ogives avec une charge explosive beaucoup plus importante que leurs prédécesseurs. La filiale de Safran Snecma est un fournisseur privilégié du système de propulsion pour les missiles et sa filiale Sagem a développé les systèmes de navigation. D'autres sociétés, y compris l'entreprise EADS sont également impliquées dans ce projet commun d’une valeur de 3 milliards d’euros.
Le rapport d'ICAN et de Profundo est le premier rapport jamais publié sur les investissements concernant les producteurs d'armes nucléaires. Il identifie plus de 300 institutions financières dans 30 pays qui participent concrètement au financement des entreprises qui fabriquent, entretiennent et modernisent les forces nucléaires pour les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France et l'Inde. Neuf institutions financières françaises - AXA, BNP Paribas, Covéa Mutal Insurance Group, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, Financière de l'Echiquier, le Groupe BPCE, Oddo & Cie et Société Générale - ont été identifiées comme investissant massivement dans la production d'armes nucléaires.
« Les clients de ces banques et autres institutions financières doivent indiquer clairement qu'ils ne veulent pas que leur argent soit utilisé pour financer des armes nucléaires. Si ces banques choisissent d'ignorer la volonté du public, elles risquent de perdre des clients qui se tourneront vers des entreprises plus éthiques » a déclaré Pierre Villard, coordinateur en France de la Campagne internationale pour abolir l’arme nucléaire. « Il est extrêmement décevant d'apprendre que tant de banques françaises sont impliquées dans le financement de cette industrie immorale et inhumaine et cela doit cesser. Nous devons tous faire notre part pour débarrasser le monde des armes nucléaires. »
Le prix Nobel de la Paix Desmond Tutu, supporter d'ICAN, préface le rapport en ces termes : « Les banques et autres institutions financières devraient agir de façon responsable et participer aux efforts pour éliminer le danger d'une catastrophe nucléaire en se détournant de l'industrie immorale des armes nucléaires » écrit-il. « La campagne de boycott et de désinvestissement a fonctionné en Afrique du Sud pour conquérir la liberté et la justice. Aujourd'hui, la même tactique peut et doit être utilisée pour détruire la création la plus terrible de l'homme : la bombe atomique. Personne ne devrait profiter de cette terrible industrie de la mort nucléaire qui nous menace tous. »
Contacts :
France : Pierre VILLARD +33 6 82 92 29 46
Europe : Arielle DENIS +41 229 197 080
Lettre ouverte adressée aux candidates et candidats à l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2012
6 Février 2012 - Le Collectif ICAN France interpelle les candidats à l'élection présidentielle: une lettre ouverte leur demande de s'engager publiquement, notamment en faveur de l'élimination des armes nucléaires.
Trois pays sur quatre réclament un nouveau traité pour éliminer les armes nucléaires, selon une nouvelle étude
GENEVE, Suisse, le 15 Janvier 2012 - Les trois-quarts des nations du monde soutiennent la proposition du Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki-moon pour un traité visant à interdire et éliminer les armes nucléaires, selon une étude publiée aujourd'hui par la Campagne Internationale pour l'Abolition des Armes Nucléaires (ICAN). Sur les 146 pays à avoir déclaré leur volonté de négocier un nouveau pacte de désarmement mondial, quatre conservent des arsenaux nucléaires: la Chine, l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord.
Le rapport intervient une semaine après que le compte à rebours de la Doomsday Clock (L’horloge de l’Apocalypse) du Bulletin of the Atomic Scientists a été avancé d’une minute de l’heure fatidique de minuit, au vu de l’accroissement des dangers nucléaires dans le monde et l’absence de progrès dans le sens de l'abolition du nucléaire. "La grande majorité des nations croit qu'il est temps d'interdire les armes nucléaires de la même manière que les armes biologiques et chimiques ont été interdits", a déclaré Tim Wright, militant ICAN et auteur de l'étude.
"Le désarmement nucléaire ne peut pas continuer à un rythme d'escargot, si nous voulons prévenir la propagation et l'utilisation des armes nucléaires. Il doit être accéléré, et la meilleure façon d'y parvenir est par un traité de désarmement nucléaire global avec des échéanciers et des repères pour éliminer les stocks d'armes nucléaires ", déclare Tim Wright. "Ce doit être le prochain grand objectif de négociation de la communauté internationale."
En Novembre dernier, la Croix Rouge Internationale et le Croissant-Rouge -qui compte près de 100 millions de membres et bénévoles du monde entier- a adopté une résolution historique soulignant les dangers humanitaires des armes nucléaires et appelant les gouvernements à «poursuivre de bonne foi et à conclure des négociations avec urgence et détermination pour interdire l'utilisation et éliminer complètement les armes nucléaires par un accord international juridiquement contraignant".
Le soutien à un traité visant à abolir les armes nucléaires a considérablement augmenté depuis 2008, lorsque le Secrétaire général a fait d’un tel traité la pièce maîtresse de son plan d'action de désarmement nucléaire. Lors de la conférence d'examen de mai 2010 d’un traité de non-prolifération nucléaire bien mal en point, deux références à une convention d'armes nucléaires ont pu apparaitre dans le document final, malgré les vives protestations de quelques nations possédant l'arme nucléaire.
Arielle Denis, responsable du bureau ICAN de Genève pour l’Europe, le Moyen Orient et l’Afrique, estime que les gouvernements ont un mandat populaire clair visant à interdire les armes nucléaires. "A travers le monde, même dans les nations qui possèdent un vaste arsenal nucléaire, les sondages d'opinion montrent qu'une majorité de citoyens appuient l'élimination de ces armes immorales, inhumaines et illégales. Les gens pensent que le moment est venu pour leurs dirigeants de se débarrasser de l'ombre de la menace nucléaire ", a-t-elle dit.
L'étude d'ICAN montre que toutes les nations d’Amérique latine, des Caraïbes et d'Afrique se prononcent en faveur d’un traité interdisant les armes nucléaires, de même que la plupart des nations de l'Asie, du Pacifique et du Moyen-Orient. Le soutien est plus faible en Europe et en Amérique du Nord, en particulier parmi les membres de l'alliance nucléaire de l'OTAN. Les nations qui appuient l'interdiction sur les armes nucléaires représentent environ 81% de la population mondiale. Seuls 26 pays sont opposés à un tel traité, et 22 d’entre eux sont plutôt hésitants, d’après l'étude.
Traduction Roland Gardien (Le Mouvement de la Paix)
Contacts :
Genève : Arielle DENIS +41 229 197 080
Paris : Pierre VILLARD +33 6 82 92 29 46
Une avancée historique vers l'abolition
GENÈVE 27 Novembre 2011 - Le Conseil des Délégués de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge venus du monde entier a approuvé hier une Résolution historique appelant à l'élimination totale des armes nucléaires et affirmant sa détermination à s'engager en faveur de cet objectif de sécurité commune. La plus importante organisation humanitaire au monde, qui regroupe 97 millions d’hommes et de femmes indique son inquiétude croissante concernant les conséquences humanitaires que fait peser la dépendance persistante aux armes nucléaires au 21e siècle. La Résolution affirme que les Délégués sont "profondément préoccupés par la puissance destructrice des armes nucléaires, les indicibles souffrances humaines qu'elles provoquent, la difficulté de contrôler leurs effets dans l'espace et le temps, la menace qu'elles représentent pour l'environnement et les générations futures et les risques d'escalade qu'elles créent".
Cette Résolution novatrice, qui marque le regain d'inquiétude générale à propos des conséquences humanitaires catastrophiques de l'utilisation des armes nucléaires, intervient 66 ans après l'utilisation des armes atomiques sur les villes japonaises d'Hiroshima et de Nagasaki. Les médecins de la Croix Rouge avaient aidé les survivants dans ces villes dévastées et leurs rapports terrifiants avaient incité la Croix-Rouge à lancer alors le premier appel pour interdire les armes nucléaires.
L'initiative d'hier prise par le Conseil des Délégués de la Croix-Rouge et des Sociétés du Croissant-Rouge en faveur de l'élimination des armes nucléaires a été bien accueillie par la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), qui représente plus de 200 organisations non gouvernementales préconisant l'interdiction des armes nucléaires.
«C'est un événement très important", a déclaré Arielle Denis, responsable de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN) en Europe. «C'est la reconnaissance que le désarmement nucléaire est aussi un impératif humanitaire et que toute utilisation d'armes nucléaires causeraient des dommages absolument inacceptables ».
La Résolution de la Croix-Rouge soulève pour la première fois de profondes inquiétudes quant aux «conséquences qu'auraient toute utilisation d'armes nucléaires sur l'assistance humanitaire et la production alimentaire dans de vastes zones du monde". Ces inquiétudes sont confirmées par de nouvelles études qui montrent que si seulement 0,4 % des arsenaux du monde explosaient, lors d'une guerre régionale limitée, les nuages de poussières radioactives envoyés dans l'atmosphère provoqueraient un brusque changement climatique, une refroidissement global très brutal entrainant l'effondrement des productions agricoles, la famine mondiale, des épidémies et des millions de morts supplémentaires.
«Ce vote historique est un pas de géant vers l'abolition de toutes les armes nucléaires», a commenté le Dr Ira Helfand, Vice-Président de Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW), un des membres fondateurs d'ICAN: "La Croix-Rouge et le Croissant-Rouge sont particulièrement bien placés pour éduquer le public sur les dangers d'une guerre nucléaire afin que les gens prennent la mesure de la catastrophe humanitaire qui suivrait l'utilisation même limitée de ces armes. "
Il y a plus d'un an, s'adressant à des diplomates au siège de la Croix Rouge (CICR) à Genève, le président du CICR, M. Jakob Kellenberger, avait déclaré que "les nations ont une occasion historique et sans précédent de mettre fin à l'ère des armes nucléaires ". Aujourd'hui, l'adoption de cette Résolution et les préoccupations qu'elle soulève confirment que le monde ne peut pas se permettre d'attendre.
Comme l'a noté la Présidente d'ICAN pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient, le Dr Rebecca Johnson: «La question n'est pas de savoir "si" les armes nucléaires seront interdites, mais "quand"! Les dangers d'un déclenchement volontaire ou accidentel d'une attaque nucléaire augmentent chaque jour, les gouvernements doivent engager des négociations pour une interdiction des armes nucléaires de toute urgence. Nous ne pouvons pas continuer à laisser les États dotés d'armes nucléaires mettre sans cesse des obstacles au désarmement, alors qu'un nombre croissant de pays comme la Corée du Nord et l'Iran cherchent à se doter de capacités nucléaires. "
Pour des entretiens avec:
Arielle Denis, responsable de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN) pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient.
Dr Ira Helfand, Vice-Président, Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW)
Dr Rebecca Johnson, président d'ICAN pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient
Contacter Daniela Varano, Coordonnatrice de communication d'ICAN
+41-078-7262645/ email: danielaicanw.org
Samedi 25 juin 2011 :
Journée internationale pour l'abolition des armes nucléaires
Manifestation Samedi 25 juin 2011 - Non aux armes nucléaires !
14h-18h, Parvis des droits de l'Homme, Place du Trocadéro, Paris : Télécharger le tract (pdf)
Un contre-sommet nucléairele samedi 25 juin 2011 de 14h à 18h Palais de Chaillot, terrasse du Parvis des Droits de l'Homme - Trocadéro, Paris
Pourquoi s'opposer aux armes nucléaires ? Pourquoi des personnalités étrangères vont venir à cette tribune ? Pourquoi, nous la société civile nous nous exprimerons avec spectacles et musique ?
Réponse : les dirigeants des 5 pays nucléaires, la France, l'Angleterre, les États-Unis, la Russie et la Chine viennent à Paris pour discuter... et étudier comment continuer à conserver leurs arsenaux tout en expliquant qu'ils sont contre la prolifération nucléaire.
Avant qu'ils commencent nous voulons dire : non!
Non aux armes nucléaires de l'OTAN en Italie, en Allemagne, aux Pays-bas, en Belgique, en Turquie !
Non aux armes nucléaires françaises et anglaises !
Il existe une Convention d'élimination des armes nucléaires votée à l'ONU par 125 pays et la France et l'Angleterre ont voté contre. C'est inadmissible !
Le samedi 25 juin après-midi au Trocadéro, vous pourrez entendre ces représentants étrangers de la société civile qui dénoncent les armes nucléaires dans leurs pays. Vous pourrez rencontrer les ONG françaises qui luttent contre les armes nucléaires. Vous pourrez assister aux spectacles et écouter les musiciens. Votre présence sera un soutien important et une expression simple de votre opposition aux armes nucléaires.
Introduction : Dominique Lalanne.
Les personnalités étrangères suivantes seront présentes:
Susi Snyder, Pax Christi Hollande
Reiner Braun, Directeur de programme du Réseau international des scientifiques, Allemagne
Kate Hudson, présidente de Campaign for Nuclear Disarmament, Royaume uni
Peter Nicholls, président de Abolition2000-Royaume Uni
George Farebrother, World Court Project
Alyn Ware, secrétaire général du Réseau des parlementaires pour le désarmement nucléaire
John Burroughs, Président du Comité des juristes sur le nucléaire, USA
Kirsten Kierulf Strømme, Médecins pour la prévention de la guerre nucléaire, Norvège
Arielle Denis, Campagne internationale pour abolir l'arme nucléaire, ICAN-Europe
Robert Frye Réalisateur US, Franck Jakson (Royaume-Uni), Pat Allen, (Royaume-Uni), Giorgio Alba (Italie)
Les associations qui vous invitent sont celles de la Campagne internationale pour abolir l'arme nucléaire (ICAN) :
ACDN, CDRPC, Américains contre la Guerre, Appel des Cent pour la Paix, Armes nucléaires STOP, ATTAC, Association des libres Penseurs de France, AMFPGN, AFPS, ANCAC, ARAC, CNID, CGT, Confédération Paysanne, CANVA, Coordination nationale "Justice, Paix, Intégrité de la création", Droit Solidarité, Enjeu - les Pionniers de France, Enseignants pour la Paix, Fédération Espérantiste du Travail, FNTE-GCT, FSU, Femmes Solidaires , Forum Plutonium, Greenpeace France, IDRP , Institut Hiroshima Nagasaki, La Fondation Copernic, Les Alternatifs, Les Verts, LDH, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix, Maison de Vigilance, Mouvement de la Paix, MPEP, MRAP, MJCF, MOC, MIR, MNLE, MDLP, MAN, Observatoire des armes nucléaires françaises, PCF, Pax Christi France, RITIMI, Réseau féministe Rupture, Réseau Sortir du Nucléaire, SNES-FSU, SNESup-FSU, SNCS-FSU, SNTRS-CGT, Union nationale peuple et culture, UBSAC-CGT, ATMF
Abolition 2000-Europe invite tous les participants Dimanche 26 juin 2011 -
9h-13h,
au CEDETIM, 21ter rue Voltaire, Paris 11ème
Conférence internationale pour l'Abolition des armes nucléaires
Susi Snyder présentera son rapport sur les armes tactiques américaines en Europe localisées sur les Bases de l'OTAN. Ce rapport sera suivi d'un débat sur le rôle des armes tactiques actuelles, en particulier le rôle de la Force aéroportée française (rôle de "frappes d'avertissement") et avec en préoccupation de créer une convergence des luttes contre les armes nucléaires en Europe.
Les débats seront bilingues français-anglais
Programme:
9:00 Présentation et accueil
9:15 Introduction par Dominique Lalanne
9:30 Withdrawal issues : Susi Snyder, le rapport d'expertise de Pax Christi
10:15 Discussion générale avec présentation de Reiner Braun sur la situation des armes de l'OTAN en Allemagne, Giorgio Alba pour les armes en Italie suivie d'un débat général sur les armes de l'OTAN
11:15 Les Etats nucléaires européens avec Kate Hudson et Jean-Marie Collin (sous réserve de disponibilité) : les perspectives des Etats nucléaires pour le long terme avec l'accord France-Royaume-Uni
Débat général : quelle stratégie souhaitée pour ICAN-Europe ?
12:40 Conclusions rassemblées par Arielle Denis
13:00 Clôture
Déclaration du collectif ICAN-France
A l’occasion de la Journée mondiale pour l’abolition de l’arme nucléaire - 5 juin 2010
Aujourd’hui, 5 juin 2010, Journée internationale du Désarmement nucléaire, les organisations françaises de la campagne ICAN (International Campaign for Abolition of Nuclear Weapon) font le bilan de la Conférence d'examen du Traité de non-prolifération (TNP) qui s'est tenue à l'ONU en mai 2010.
Il est à noter en premier lieu la présence très importante des ONG pendant la Conférence, et saluer les fortes délégations japonaise (1600 personnes) et française (250 personnes) qui ont montré avec force les exigences de la société civile mondiale et influé par leur présence sur l’atmosphère de la Conférence.
La Conférence d'examen du TNP, après quatre semaines de travail, a abouti à un consensus indiquant que le désarmement nucléaire est toujours d'actualité.
Les engagements de 2000 en matière de désarmement nucléaire sont réaffirmés, notamment "l'engagement sans équivoque" d'éliminer les armes nucléaires. Mais les "P4" (France, Royaume-Uni, Russie, USA) ont réussi à éliminer toute référence directe à un calendrier d'élimination, elles devront rendre compte en 2014 de leurs efforts (Action 5). La Conférence affirme dans son consensus que "le secrétaire général des Nations unies a proposé de considérer des négociations sur une Convention d'élimination des armes nucléaires". La proposition d’une Convention d'élimination est actuellement soutenue par une majorité d’Etats mais par un seul État nucléaire : la Chine.
Il est à regretter que la vision du président Obama développée à Prague l'année dernière d'un "monde libéré des armes nucléaires", les propositions de très nombreux pays et de la quasi-totalité de la société civile mondiale n'aient pas été suivies de décisions courageuses.
La Conférence "reconnaît l'intérêt légitime des pays non-nucléaires pour arrêter les programmes de modernisation des armes nucléaires des pays dotés". Sans toutefois demander explicitement l'arrêt de ces programmes. De même pour l'état d'alerte qui prévoit, comme lors de la guerre froide, de déclencher un tir nucléaire lors de l'arrivée d'un missile non-identifié et ceci en 30 minutes : la Conférence "reconnaît l'intérêt légitime de réduire le niveau d'alerte".
Dans les aspects positifs du document final, il n'était pas superflu de réaffirmer l'engagement des pays nucléaires à respecter les principes de "transparence, de vérification et d'irréversibilité des mesures de désarmement".
Une autre mention à saluer est l'affirmation que "l'utilisation d'une arme nucléaire aurait de telles conséquences de catastrophe humanitaire" que les États doivent, quelques soient les conditions, respecter "les lois internationales, y compris les lois du droit humanitaire international". Cette affirmation implique donc l'illégalité de l'utilisation de l'arme nucléaire quelques soient les circonstances et complète utilement la décision de la Cour internationale de justice en 1996.
La convocation d'une Conférence en 2012 sur l'élimination des armes nucléaires au Moyen-Orient avec la nomination d'un "facilitateur" correspond à la seule décision qui précise explicitement une date d'échéance. Cette décision mérite d'être saluée.
En conclusion, les associations de la campagne ICAN en France, se réjouissent que le sujet du désarmement nucléaire reste à l'ordre du jour mais déplore l'attitude négative des pays nucléaires qui refusent de remettre en cause leurs arsenaux et d'envisager un monde "libéré des armes nucléaires" dans un avenir prévisible.
L'épée de Damoclès sur notre planète reste menaçante et une nouvelle conception de la sécurité doit être au plus vite envisagée.
Elles considèrent qu’il est de la responsabilité de la société civile de faire entendre plus fortement la voix des citoyens en France, en Europe et dans le Monde, en particulier concernant l’exigence d'une Convention d'élimination des armes nucléaires, demande votée en Assemblée générale de l'ONU et réitérée par Ban Ki-Moon lors de cette Conférence d'examen.
Nous appelons la société civile à imposer au plus vite un débat national et international sur ce sujet.
* Appel des Cent pour la Paix
* Armes nucléaires STOP
* Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire
* Association Républicaine des Anciens Combattants
* ATTAC
* COT 81
* Institut de Documentation et de Recherche pour la Paix
* Le Mouvement de la Paix
* M'pep
* Pax Christi
* Parti Communiste Français
* Réseau franciscain Gubbio
* Union Pacifiste de France
Collectif ICAN-France
MAISON DE LA PAIX 9, rue Dulcie September – 93400 Saint-Ouen
Tel : 01 40 12 09 12 - Fax : 01 40 11 57 87 - Site web : www.icanfrance.org
Pierre Villard sur Radio Alpes 1 le 21 avril 2010 (3mn10)
Désarmement nucléaire :
250 citoyens français traversent l'atlantique !
Conférence d'examen du Traité de non-prolifération nucléaire
(ONU- New York - Mai 2010)
Le 29 avril prochain, 250 citoyens de France traverseront l’Atlantique pour la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire au siège de l’ONU à New-York.
Représentative d’une trentaine de départements, la délégation française entend avec des ONG du monde entier qui agissent pour l’élimination des armes nucléaires, demander des comptes aux gouvernements sur les engagements pris depuis plus de 40 ans pour le désarmement nucléaire. Ils travailleront à l’élaboration de propositions concrètes pour l’élimination des armes nucléaires en s’appuyant sur le fait que leur abolition constitue une obligation juridique posée par le droit international.
APPEL de PERSONNALITES Rendu public le samedi 23 janvier 2010 au Café du Croissant
A 100 jours de l'ouverture de la Conférence d'examen du Traité de
non-prolifération nucléaire, au moment où la France s'apprête à tester en
conditions réelles le missile M51, 94 personnalités lancent un appel pour
que la France s'engage dans de nouvelles mesures de désarmement nucléaire
et soutienne à l'ONU le modèle de convention d'élimination des armes
nucléaires.
LE DESARMEMENT NUCLEAIRE, C’EST URGENT AUSSI POUR LA FRANCE !
APPEL POUR QUE LA FRANCE S'ENGAGE PAR DE NOUVELLES MESURES
DANS UN PROCESSUS DE DESARMEMENT NUCLEAIRE MULTILATERAL
Le désarmement nucléaire est à l'ordre du jour. Barack Obama a annoncé cet objectif pour les Etats-Unis. La communauté internationale s'est montrée intéressée lors de la réunion du Traité de non-prolifération en mai 2009 à l'ONU et la résolution du Conseil de Sécurité du 24 septembre 2009, votée à l'unanimité, en fixe l'objectif. Les prochaines échéances devraient marquer des étapes décisives: en décembre 2009, les Etats-Unis et la Russie devaient renouveler le traité START de diminution des stocks de missiles et de têtes nucléaires, en mai 2010, le Traité de non-prolifération tiendra sa Conférence d'examen pour décider de nouvelles mesures de désarmement nucléaire.
Paradoxalement, la France se montre timorée pour envisager de nouvelles mesures de désarmement nucléaire. Après avoir fermé son site d'essais nucléaires de Moruroa et ses sites de production de matières fissiles et après la réduction d'un tiers de sa force aéroportée, la France semble dans une position d'immobilisme. Nous nous sommes félicités des mesures de désarmement nucléaire unilatéral. Nous appelons la France à prendre de nouvelles mesures de désarmement nucléaire, pour que notre pays prenne une place primordiale dans le concert des nations et trouve ainsi une nouvelle crédibilité.
La situation mondiale actuelle est toujours dominée par les conceptions stratégiques issues de la guerre froide, fondées sur la possibilité d'une frappe nucléaire quasi-immédiate. Les arsenaux américains et russes demeurent prêts à déclencher une apocalypse nucléaire en quelques minutes. La France doit prendre une initiative pour dénoncer cette situation inadmissible. Les milliers d'armes nucléaires dont disposent actuellement les Etats-Unis et la Russie n'assurent en rien la sécurité des citoyens de ces deux pays, mais compromettent la sécurité du monde.
La communauté internationale a voté en assemblée générale de l'ONU le souhait d'une Convention d'élimination des armes nucléaires qui en préciserait les étapes et les dates butoirs. Lors d'un vote intervenu le 26 avril 2009, le Parlement européen a affirmé souhaiter une telle convention, en vue d'une élimination totale des armes nucléaires en 2020, comme le demande le maire d'Hiroshima. La France doit soutenir ce projet de convention d'élimination totale des armes nucléaires, qui démontrera qu'une autre conception de la sécurité peut être élaborée sans recours à l'arme nucléaire.
Nous appelons la France à engager de nouvelles mesures de désarmement nucléaire. En donnant ainsi l'exemple, la France aura toute crédibilité pour proposer à la communauté internationale une conception de la sécurité dans un "monde libéré des armes nucléaires" (1)
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(1) Selon le président des Etats-Unis.
LISTE DES SIGNATAIRES AU 23 JANVIER 2010
Raymond Aubrac (Ancien Résistant, Commissaire honoraire de la République), Henry Alleg (Ecrivain), Didier Anger, Patrick Apel-Muller (Directeur de la rédaction de l'Humanité), Daniel Durand (Chercheur), Mgr Jacques Gaillot (Evêque), Susan George, Stéphane Hessel (Ancien Résistant, Ancien ambassadeur de France à l’ONU), Albert Jacquard (Généticien, Philosophe), Venance Journé (Chercheur CNRS), Hélène Langevin-Joliot (physicienne), Paul Quilès (ancien Ministre de la Défense, Maire), Pierre Rabhi, Bernard Ravenel, Rufus (Comédien), Catherine Lecoq (Comédienne Chanteuse Conseillère Régionale), Michel Le Thomas (Réalisateur), Patrick Schmitt (Metteur en scène), Jacques Testart (Biologiste, Directeur de Recherche honoraire à l'I.N.S.E.R.M.). Nils Andersson (Co-Président de l'Association pour la défense du Droit International humanitaire ADIF), Bernard Baissat (Union Pacifiste de France), Abraham Béhar (Président Association Française des Médecins pour la Prévention de la Guerre Nucléaire), Roger Billé (Représentant du Conseil Mondial de la Paxi auprès de l’Unesco), Arielle Denis (Co-Présidente du Mouvement de la Paix), François Cosserat (Président du MNLE, Réseau Homme et Nature), Monique Dental (Présidente du Réseau féministe « Ruptures »), Daniel Fontaine (Président de l’Association des Communes, Départements, Régions pour la Paix, Maire), Jean-Paul Hébert (Ligue des Droits de l’Homme), Claude Jouseaume (Citoyen du monde, Union Pacifiste, Réseau ''Sortir du nucléaire'', Syndicaliste à SUD-CT), Dominique Lalanne (Co-Président Armes nucléaires-STOP), Jacques Le Dauphin (Directeur de l'Institut de Documentation et de Recherches sur la Paix), Stéphane Lhomme (Porte-parole Réseau Sortir du Nucléaire),Yannick Malenfant (Secrétaire Général Fédération CGT Défense), Maurice Montet (Secrétaire Union pacifiste de France), Denis Pelletier (Association Des Libres Penseurs de France), Anick Sicart (Appel des Cent pour la Paix), Marlène Tuininga (Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté), Pierre Villard (Co-Président du Mouvement de la Paix), Roland Weyl (1er Vice-président de l’Association internationale des Juristes démocrates).
Marie-Christine Blandin (Sénatrice), Michelle Demessine (Sénatrice), Jean Desessard (sénateur), Robert Hue (Sénateur, Président du Mouvement Unitaire Progressiste), Bernard Hugo (Sénateur-Maire honoraire), Jacques Müller (Sénateur), Dominique Voynet (Sénatrice-Maire), Yves Cochet (Député), Jacqueline Fraysse (Députée), Noël Mamère (Député), Isabelle Pasquet (Sénatrice), Chantal Robin Rodrigo (Députée), Christiane Taubira (Députée),
François Alfonsi (Eurodéputé), Sandrine Bélier (Eurodéputée), Malika Benarab-Attou (Eurodéputée), Jean-Paul Besset (Eurodéputé), José Bové (Eurodéputé), Pascal Canfin, (Eurodéputé), Daniel Cohn-Bendit (Eurodéputé), Karima Delli (Eurodéputée), Hélène Flautre (Eurodéputée), Catherine Grèze (Eurodéputée), Jacky Henin (Eurodéputé), Yannick Jadot (Eurodéputé), Eva Joly (Eurodéputée), Nicole Kiil-Nielsen (Eurodéputée), Patrick Le Hyaric (Eurodéputé), Marisa Matias (Eurodéputée), Michèle Rivasi (Eurodéputée), Marie-Christine Vergiat (Eurodéputée), Lysiane Alezard (Conseillère régionale), Sylvie Altman (Conseillère Régionale), Bénédicte Bauret (Conseillère Régionale, Maire-Adjoint), Lydie Benoist (Conseillère Régionale), Josiane Bernard (Conseillère Générale), Patrice Bessac (Conseiller Régional), Philippe Camo (Conseiller Régional), Michelle Carmouse (Vice-Présidente Conseil Régional Poitou-Charentes, Maire-Adjointe), Jean Claude Mairal (Vice-Président du Conseil Régional Auvergne, Secrétaire national de l'ANECR), Gabriel Massou (Conseiller Régional), Francis Parny (Conseiller Régional), Véronique Sandoval (Conseillère Régionale), Joseph Trehel (Conseiller Régional)
Sylvette Amestoy (Maire-Adjointe), Denis Baupin (Maire-Adjoint), Pierre Cauchard, Claudine Cordillot (Maire), Desandes Georges, Mariette Gérard, Pierre Jancou (Maire-Adjoint), Jean-Paul Le Glou (Conseiller municipal, Vice-président de Plaine commune), Julien Le Glou (Maire-adjoint), Jean Rodier (Maire-Adjoint), Anne Sabourin (Conseillère de Paris), Cendrine Berger (Conseillère municipale), Annie Peronnet (Maire-adjointe).
Jack Bernard, Yolande Cavelot, Marc Denis, Jean Pierre Laspougeas (militant associatif), Philippe Laville (Enseignant, Ligue des Droits de l'Homme), Jean-Michel RUIZ
Communiqué de presse
A J-150 de l’ouverture de la Conférence d’Examen du Traité de non-prolifération nucléaire
Lancement de la Cyber-Lettre-Pétition au Président de la République pour une Convention d’élimination des armes nucléaires
A 150 jours de l’ouverture de la Conférence d’Examen du TNP et à l’occasion d’une étape parisienne du « Tour de France de l’Abolition des armes nucléaires », le collectif ICAN-France, regroupant 57 organisations a lancé sur un écran géant sur la Place St Michel, une Cyber-Lettre-Pétition demandant au Président de la République « de soutenir à l'Onu le projet de Convention d'élimination des armes nucléaires et de faire des propositions en vue de la conférence d’examen du TNP en 2010 pour que soit décidé un calendrier d'élimination visant leur abolition complète en 2020, avec les étapes successives et les mesures de vérification appropriées ».
La Cyber-Lettre-Pétition reprend les termes de la Campagne internationale pour abolir l’arme nucléaire.
Elle est menée en partenariat avec l’association Cyber@cteurs et est disponible sur :
www.icanfrance.org et www.cyberacteurs.org
Dans l’interpellation, les organisations rappellent que «Le désarmement nucléaire constitue une obligation juridique internationale prévue par l'article 6 du TNP (Traité de non-prolifération nucléaire) et rappelée par la cour internationale de justice de la Haye».
De nombreuses voix s’interrogent aujourd’hui sur le bien-fondé de la dissuasion nucléaire, 20 ans après la chute du mur de Berlin. Cependant, la question du nucléaire militaire demeure exclusivement entre les mains des chefs d’Etats sans tenir compte de l’avis des peuples.
Afin que les citoyens puissent exprimer leur point de vue sur des questions aussi essentielles que les conditions de la sécurité à l’échelle du monde, les organisations du collectif ICAN France ont décidé d’organiser pendant les six mois à venir un « Tour de France de la Flamme pour l’Abolition des armes nucléaires ».
200 citoyens français participeront à la Conférence d’examen du TNP en mai 2010, notamment porteurs des signatures de la Cyber-Pétition.
Organisations du Collectif ICAN-France :
ACDN, CDRPC, Américains contre la Guerre, Appel des Cent pour la Paix, Armes nucléaires STOP, ATTAC, Association des libres Penseurs de France, AMFPGN, AFPS, ANCAC, ARAC, CNID, CGT, Confédération Paysanne, CANVA, Coordination nationale "Justice, Paix, Intégrité de la création", Droit Solidarité, Enjeu - les Pionniers de France, Enseignants pour la Paix, Fédération Espérantiste du Travail, FNTE-GCT, FSU, Femmes Solidaires , Forum Plutonium, Greenpeace France, IDRP , Institut Hiroshima Nagasaki, La Fondation Copernic, Les Alternatifs, Les Verts, LDH, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix, Maison de Vigilance, Mouvement de la Paix, MPEP, MRAP, MJCF, MOC, MIR, MNLE, MDLP, MAN, Observatoire des armes nucléaires françaises, PCF, Pax Christi France, RITIMI, Réseau féministe Rupture, Réseau Sortir du Nucléaire, SNES-FSU, SNESup-FSU, SNCS-FSU, SNTRS-CGT, Union nationale peuple et culture, UBSAC-CGT, ATMF
Coordination française de la Campagne internationale pour Abolir l’arme nucléaire
Maison de la Paix – 9 rue Dulcie September – 93400 St Ouen
Contact presse : Pierre Villard 06.82.92.29.46
La «Flamme de l’abolition des armes nucléaires» est partie le 18 octobre du Mémorial de la paix à Caen, à l’occasion des JDN. Le vendredi 4 décembre 2009 était le 150ème jour précédant l'ouverture de la Conférence de révision du TNP ayant lieu du 30 avril au 8 mai 2010 à New-York.
La Flamme est repassée à Paris à la Fontaine Saint-Michel.
La flamme de l'Abolition des Armes Nucléaires à la Fontaine St-Michel le 6 novembre 2009.
Lancement du « Tour de France de l’Abolition des Armes nucléaires » 6 mois pour désarmer la planète
De droite à gauche : Alain Rouy (AFCDRP) - Jean-Pierre Bugada (ONU) - Nathalie Gauchet (Mouvement
de la Paix) - Jacques Véron-Bocquel (LDH) - Rieko Asato (Japon) - Anne Shirley (interprète)
200 personnes, venant de 31 départements et de 8 pays, représentant 32 organisations ont lancé ce dimanche 18 octobre devant le Mémorial pour la Paix de Caen « 6 mois d’actions pour l’abolition des armes nucléaires » afin de mobiliser l’opinion publique en vue de la Conférence de révision du Traité de non-prolifération nucléaire en mai 2010 à l’ONU à New-York.
Répondant à l’appel des branches françaises des réseaux internationaux Abolition 2000 et ICAN - Campagne internationale pour abolir l’arme nucléaire-, les participants ont échangé sur l’état du désarmement nucléaire, suite aux évolutions internationales positives de ces derniers mois, et ont décidé de coordonner leurs actions pour mettre le débat public sur l’implication de la France dans les processus multilatéraux de désarmement nucléaire.
L’attribution du Prix Nobel de la Paix à Barack Obama a été interprétée comme un soutien à l'action pour abolir l’arme nucléaire, essentielle pour sauver la planète et l’espèce humaine d’une disparition programmée par l’arme atomique.
Le point fort de ces Journées a été l’appui à la Convention d’élimination des armes nucléaires, initiée par les ONG comme complément aux failles du Traité de non-prolifération, portée à l’ONU par la Malaisie et le Costa-Rica et aujourd’hui soutenue par 127 pays.
Ces 4èmes Journées du désarmement nucléaire ont accueilli des partenaires d’autres puissances nucléaires venus des Etats-Unis, de Russie et de Grande Bretagne, ainsi que de Belgique, d’Allemagne, du Japon et d’Australie. Parmi eux, Sergueï Kolesnikov, député à la Douma russe et Jérémy Corbyn, parlementaire britannique.
Accueil de la Flamme et lancement du Tour de France de l’Abolition
S’appuyant sur un contexte international nouveau qui rend plus que jamais inutiles et dangereuses les armes atomiques, les 200 délégués ont décidé de s’engager dans une campagne d’interpellation du Président de la République pour que la France soutienne le modèle de convention d’élimination des armes nucléaires et d’une série d'initiatives décentralisées formant le « Tour de France de l’Abolition ». Le coup d’envoi a été donné par l’accueil de la « Flamme de l’Abolition » venue d’Hiroshima et sa transmission aux représentants des 31 départements présents. Ils ont décidé de participer nombreux aux évènements qui se tiendront en amont de la conférence de révision du TNP et aux travaux de la conférence. Ils se sont fixés l’objectif minimal de 100 français à l’ONU à New-York en mai 2010.
Ces 4èmes Journées du désarmement nucléaire ont atteint leur double objectif, celui de redynamiser en France l’action pour l’abolition de l’arme nucléaire et celui d’élargir les partenaires du champ social qui s’y engagent.
Saint-Ouen, le 19 octobre 2009 Contacts : Pierre Villard : 06 82 92 29 46 - catherine.riomvtpaix.org : 01 40 12 72 35 ICAN France - MAISON DE LA PAIX 9 rue Dulcie September – 93400 Saint-Ouen
Tel : 01 40 12 09 12 - Fax : 01 40 11 57 87
Site web : www.icanfrance.org - ican.francemvtpaix.org
Les 4èmes journées du désarmement nucléaire sont organisées par des associations membres d’Abolition 2000 France. Les précédentes éditions se sont tenues à Saintes en mai 2001, Vénissieux en octobre 2003 et Vitry en mars 2006.
Abolition 2000 est un réseau international pour l’élimination des armes nucléaires qui comprend
plus de 2000 groupes dans le monde.
Les JDN sur Cityzen TV,
le 13 Octobre 2009 (video de 3 mn)
Ces journées permettent de faire le point sur l’état réel du désarmement nucléaire avec un objectif pour la France : mettre le débat sur notre désarmement nucléaire et la politique avérée de dissuasion défendue par Nicolas Sarkozy. Les JDN constituent également un excellent moment de formation et d’approfondissement des connaissances.
Ces 4èmes JDN constituent un événement international pour relayer la campagne internationale pour abolir l’arme nucléaire « ICAN » et la mise en œuvre de la Convention d’élimination des armes nucléaires, et pour le retrait immédiat des armes nucléaires de l’Otan en Europe.